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Sport - Football

Les hooligans de Nejmeh en liberté, le championnat du Liban en congé

La reprise du championnat du Liban de première division, prévue le week-end précédent après trois semaines d'interruption pour cause de trêve hivernale, a été ajournée de huit jours supplémentaires sur décision de la Fédération libanaise de football, qui a invoqué pêle-mêle plusieurs raisons pour justifier ce report.

Les supporters du Nejmeh n’hésitent pas à braver les aléas de la nature pour venir soutenir leur équipe... Mais il y a des règles qu’ils ne peuvent pas ou plus franchir. Désormais en sursis, la branche dure de ces supporters sera frappée de sévères sanctions en cas de faute grave ou d’injures à l’encontre des adversaires.

Mais là où le bât blesse, c'est que l'une des raisons principalement mises en cause sont les conditions climatiques hivernales prévoyant, selon la fédération, pluie, vents et tempêtes qui auraient rendu les terrains impraticables, alors que la réalité semble être tout autre, surtout que les experts en météo, présents durant toute la semaine précédente sur toutes les chaînes de télévision locales, avaient été catégoriques : temps ensoleillé et pas une goute de pluie pendant tout le week-end sur tout le territoire libanais...
Donc pourquoi ce report ?
La véritable raison, que la FLF et plusieurs officiels tentaient pourtant maladroitement de cacher, est qu'aucun stade au Liban n'accepte plus de recevoir le Nejmeh et une partie de ses supporters, y compris le stade municipal de Saïda où les Nejmiotes ont élu domicile. La municipalité, qui est en fait propriétaire du stade, et dont le président est Mohammad Saoudi, un proche du courant du Futur et surtout de la députée de la région Bahia Hariri, ne tient plus à voir dans ses gradins cette horde de hooligans qui profitent des matches de leur équipe pour crier leur haine et lancer des slogans injurieux envers certains membres de la fédération, ainsi qu'à tous leurs adversaires, mêlant sans distinction aucune le sportif au politique, sans oublier le religieux.
Dans ces conditions, vu le nombre restreint des Forces de sécurité intérieure chargées de la sécurité dans les stades les jours de match, et incapables de contenir ces hooligans qui échappent à tout contrôle, y compris celui même du club financé actuellement par l'ancien Premier ministre Saad Hariri, les municipalités ont donc décidé de réagir en fermant les portes de leurs terrains devant les champions du Liban en titre, priés d'aller voir chez le voisin si la pelouse y est plus verte (c'est le cas de le dire)...

Surveillance et grillages...
Devant ce marasme qui risquait de devenir comme d'habitude une affaire d'État sur fond confessionnel, deux réunions d'urgence se sont tenues lundi jusque tard dans la soirée, en présence de plusieurs responsables du club concerné (le président Mohammad Amine Daouk, le secrétaire général Saadeddine Itani, le responsable du groupe des supporters Bahij Kobeyssi ainsi que les membres du bureau exécutif Sami Wazen, Assaad Siblini et Ahmad Kobrossly), des membres influents de la Fédération libanaise de football dont son président lui-même, Hachem Haïdar, et son secrétaire général, Jihad Chahaf, sans compter le brigadier Samir Chéhadé qui commande les unités des FSI au Liban-Sud.
Heureusement pour le sport en général et le football local en particulier, les belligérants se sont enfin mis d'accord sur plusieurs points, dont le plus important : l'obligation pour les dirigeants du Nejmeh de nommer lors de chaque rencontre disputée six stadiers chargés de la surveillance d'un bloc défini de supporters présents dans les gradins. Ces stadiers devront notamment procéder à un recensement des fauteurs de troubles, quelle que soit la nature de ces troubles, et les remettre aux forces de sécurité. Ils feront l'objet d'une amende pécuniaire assortie d'une mise en demeure provisoire, et d'une arrestation en bonne et due forme en cas de récidive, assortie d'une interdiction de stade pour une durée indéterminée.
Les dirigeants du Nejmeh ont toutefois émis des réserves sur ce point, estimant notamment qu'il incombe aux FSI d'identifier et d'arrêter les hooligans, considérant que les responsables au sein du club n'ont ni les capacités ni les moyens, et encore moins le droit de pallier l'absence des forces de l'ordre et de jouer ainsi les gendarmes.

Reprise ce week-end
De leur côté, les forces de sécurité se sont engagées à poser des grillages entre les gradins et le terrain pour empêcher l'invasion de la pelouse par les supporters, alors que la vente des bouteilles d'eau et autres canettes sera désormais prohibée dans l'enceinte extérieure du stade pour mettre fin au jet de bouteilles qui est devenu au fil des matches l'unique forme de dialogue adoptée par les supporters, tant avec les joueurs qu'entre les supporters eux-mêmes...
Finalement, après s'être mis plus ou moins d'accord sur tous les points de discorde, le championnat du Liban de première division devrait reprendre normalement cette fin de semaine, et le Nejmeh pourra de nouveau évoluer dans son fief au stade municipal de Saïda, devant ses supporters.
Ces derniers devront néanmoins comprendre, dans l'intérêt général du club, que la période de grâce est bel et bien terminée, qu'ils seront à leur prochaine incartade durement réprimés, et le Nejmeh sévèrement sanctionné.

Mais là où le bât blesse, c'est que l'une des raisons principalement mises en cause sont les conditions climatiques hivernales prévoyant, selon la fédération, pluie, vents et tempêtes qui auraient rendu les terrains impraticables, alors que la réalité semble être tout autre, surtout que les experts en météo, présents durant toute la semaine précédente sur toutes les chaînes de télévision locales, avaient été catégoriques : temps ensoleillé et pas une goute de pluie pendant tout le week-end sur tout le territoire libanais...Donc pourquoi ce report ?La véritable raison, que la FLF et plusieurs officiels tentaient pourtant maladroitement de cacher, est qu'aucun stade au Liban n'accepte plus de recevoir le Nejmeh et une partie de ses supporters, y compris le stade municipal de Saïda où les Nejmiotes ont élu...
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