Photo Dalati et Nohra
Les députés haririens ont entamé leur réunion hebdomadaire par une minute de silence en hommage aux victimes de l'attentat-suicide de Jabal Mohsen il y a quelques jours. « C'est un crime contre l'humanité, puisque l'attentat a visé des Libanais innocents et que ses commanditaires entendaient rallumer les feux de la guerre civile et saper la coexistence », ont-ils accusé.
Le bloc parlementaire du courant du Futur a également rendu hommage au gouvernement « en la personne du ministre de l'Intérieur », aux FSI et à leur service de renseignements en particulier, qui « ont mis fin à la situation délétère et déviante dans la prison de Roumieh : cet acte important prouve une nouvelle fois que l'État doit avoir le monopole de l'exercice de l'autorité et de la souveraineté sur son territoire et sur ses institutions. L'État se doit de sanctuariser cette souveraineté, d'en finir avec tout îlot de terrorisme ; pour cela, il a besoin d'une vision, d'une décision, d'un engagement et d'initiatives forts en ce sens », ont insisté les députés réunis hier, comme chaque mardi, à la Maison du centre. Ils en ont profité pour appeler le gouvernement et les instances judiciaires à accélérer les enquêtes et les jugements, et à humaniser davantage les prisons au Liban.
Les députés haririens ont également réagi à l'attentat de Charlie Hebdo mercredi dernier à Paris, « un coup de poignard immonde infligé à l'islam et aux musulmans dans le monde » ; une attaque qui « a ouvert une nouvelle étape dans la marche du monde, imbibée de tensions, de crispations, de réactions à chaud, d'extrémismes, ce qui ne peut que décupler le fondamentalisme et le terrorisme dans le monde ». Dénonçant très fermement cet acte terroriste, le bloc du Futur a insisté que ce n'est pas ainsi que l'on défend l'islam ou le prophète, « mais bien plutôt en montrant une image civilisée de l'islam ». La même dénonciation a été faite à l'encontre du journal satirique Charlie Hebdo et du « contenu » de sa dernière édition.
« Nous respectons les libertés politiques que revendique chaque groupe, chaque peuple, chaque système politique, ainsi que la liberté de pensée, d'expression et de conscience, mais nous restons fortement attachés à cette équation qui dit que les limites de la liberté de chaque groupe s'arrêtent à celles de la liberté des autres; le respect doit être réciproque », ont réclamé les députés haririens.


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"Nous respectons les libertés politiques, mais nous disons que les limites de la liberté de chacun s'arrêtent à celles de la liberté des autres." ! Du blabla à deux balles, quoi, de ces députés haririens.
05 h 07, le 16 janvier 2015