Les concurrents du Dakar s’élançant à l’assaut du désert de sel d’Uyuni, en Bolivie. Franck Fife/AFP
Le rallye Dakar a changé de pays et après l'Argentine, les autos ont quitté le Pacifique chilien pour l'altiplano bolivien, mais le vainqueur est toujours le même : une Mini, celle de Terranova.
Alors que motos et quads restaient à Iquique pour leur journée de repos et que les pilotes camions restaient eux aussi au Chili pour une étape vers le désert d'Atacama, les pilotes autos sont partis en éclaireurs, avec 24 heures d'avance, à l'assaut du désert de sel d'Uyuni. Une première pour le rallye, seules les motos ayant eu le droit de monter sur le mythique salar l'an passé. Devant le président Evo Morales et les dizaines de milliers de Boliviens qui avaient envahi la ville d'Uyuni, le scénario des étapes précédentes s'est répété, avec une 7e victoire Mini en sept étapes. L'occasion pour l'Argentin Orlando Terranova d'égaliser à 3 victoires partout avec le leader au général, Nasser al-Attiyah, soit la 4e victoire de sa carrière sur le rallye.
Le « prince qatari », ou Monsieur 50 %
Victime du mal des montagnes, le vainqueur du Dakar 2011, présenté comme « le prince Qatari », a été contraint de s'arrêter trois fois durant la journée pour vomir, le long des 717 km de l'étape, dont 321 km de chronométrés. Ce qui relance un peu l'intérêt de la course, le pilote Mini, 7e seulement, cédant respectivement 3 minutes et près de 7 minutes 30 secondes sur ses deux dauphins au général, le Sud-Africain Giniel de Villiers et le bizuth saoudien, Yazeed Alrajhi, tous deux sur Toyota. Maintenant, il va falloir refaire le chemin inverse pour ce « marathon » de deux journées.
Vendredi, al-Attiyah avait remporté la 6e étape. Pour lui, l'habitude est désormais prise depuis le début de ce Dakar : une victoire tous les deux jours. Trois victoires d'étape donc, en six jours, ce qui fait six victoires, soit 100 % pour l'écurie allemande. Et les écarts se creusent déjà au classement général au profit du vainqueur du Dakar 2011.
Si la course s'est largement décantée côté auto, le Qatari étant en position idéale pour contrôler et offrir une 4e victoire d'affilée à Mini, ce n'est absolument pas le cas côté moto, où Honda mène la vie dure au tenant du titre KTM. Vendredi, c'est encore un pilote de l'écurie nippone, le Portugais Helder Rodrigues, qui s'est imposé. Et le leader chez Honda, l'Espagnol Joan Barreda Bort (6e du jour), a creusé l'écart en tête au classement général sur le tenant du titre Marc Coma (8e), en lui arrachant encore près de deux minutes. Désormais relégué à plus de 12 minutes, le quadruple vainqueur de l'épreuve a certes l'expérience avec lui. Mais il ne lui faudra pas rater l'étape marathon qui se profilait, hier et aujourd'hui, entre Iquique et Uyuni, en Bolivie, au lendemain du jour de repos, sous peine de voir s'envoler ses chances d'assurer un 14e titre d'affilée au constructeur autrichien.
(Source : AFP)

