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Le Pakistan va libérer un leader extrémiste considéré comme terroriste par Washington

Le chef d'un des groupes islamistes sectaires les plus violents du Pakistan devrait sortir de prison cette semaine, ont annoncé mardi des responsables locaux, une semaine après le massacre de 133 écoliers par des islamistes talibans qui a choqué le pays.
Cette annonce risque de brouiller le message du gouvernement d'Islamabad qui s'est engagé après ce carnage à tout faire pour éradiquer l'extrémisme dans le pays, sans faire d'exceptions.
Malik Ishaq est le chef du Lashkar-e-Jhangvi (LeJ), un groupe armé interdit proche d'Al-Qaïda, qui a revendiqué de nombreuses attaques sanglantes ces dernières années, dont deux contre la minorité chiite (20% de la population pakistanaise à majorité sunnite) qui ont tué près de 200 personnes à Quetta (sud-ouest) en 2013.
Considéré depuis cette année par le département d'Etat américain comme un "terroriste global spécialement désigné", il devrait sortir de prison jeudi, le gouvernement de la province du Pendjab (est) ayant retiré sa demande de prolongation de sa détention, selon des sources judiciaires.
Sa prochaine remise en liberté a été approuvée lundi par une commission de trois juges chargés de réexaminer son cas à la Haute Cour de Lahore, capitale du Pendjab, a indiqué à l'AFP un haut responsable de l'administration judiciaire.
En mai dernier, Malik Ishaq avait été blanchi par un tribunal antiterroriste pakistanais d'accusations d'incitations à la violence et à la haine, mais restait depuis détenu dans le cadre des lois de garantie de l'ordre public.
Sa libération risque de semer le doute sur la réelle volonté du Premier ministre Nawaz Sharif, qui avait affirmé lundi vouloir éradiquer le "cancer" de l'extrémisme sectaire, et de son gouvernement de ne plus tolérer les groupes armés islamistes, dont certains ont des liens historiques avec l'Etat.
Après l'attaque de Peshawar, l'armée a intensifié ses opérations contre les repaires et cellules présumés de talibans, et le gouvernement a annoncé, pour les affaires de terrorisme, la fin du moratoire en vigueur depuis 2008 sur les exécutions de civils condamnés à mort. Six ont été exécutés depuis, et le gouvernement a annoncé qu'il prévoyait d'en pendre près de 500 au cours des prochaines semaines.

Le chef d'un des groupes islamistes sectaires les plus violents du Pakistan devrait sortir de prison cette semaine, ont annoncé mardi des responsables locaux, une semaine après le massacre de 133 écoliers par des islamistes talibans qui a choqué le pays.Cette annonce risque de brouiller le message du gouvernement d'Islamabad qui s'est engagé après ce carnage à tout faire pour éradiquer l'extrémisme dans le pays, sans faire d'exceptions.Malik Ishaq est le chef du Lashkar-e-Jhangvi (LeJ), un groupe armé interdit proche d'Al-Qaïda, qui a revendiqué de nombreuses attaques sanglantes ces dernières années, dont deux contre la minorité chiite (20% de la population pakistanaise à majorité sunnite) qui ont tué près de 200 personnes à Quetta (sud-ouest) en 2013.Considéré depuis cette année par le département d'Etat...