Les Bourses des riches monarchies pétrolières du Golfe dévissaient dimanche, premier jour ouvrable de la semaine, plombées par l'effondrement des cours du brut.
Une tendance baissière frappait quasiment les sept bourses de la région, les investisseurs s'étant rués pour vendre dès l'ouverture des marchés. A l'exception de la Bourse du Qatar, les autres marchés ont désormais perdu tous leurs gains réalisés depuis le début de l'année.
L'indice de Dubai Financial Market (DFM) lâchait en séance 6,2% à 3 373,51 points, légèrement au dessus de son niveau de clôture de l'année dernière qui était 3 371,43 points. En début de séance, il était tombé pour la première fois sous ce seuil.
L'indice de la Bourse de Dubaï était tiré vers le bas notamment par le géant immobilier Emaar qui perdait 8% et par le géant de la construction Arabtec, en baisse de 7,2%.
Jeudi, l'indice DFM avait déjà reculé de 7,2%.
Le marché saoudien, le plus grand du monde arabe, reculait de 3,3% à 8,113 22 points, un plus bas en 12 mois. Son indice chutait sous l'impact notamment du secteur clé de la pétrochimie, dont le géant Sabic qui dévissait de 5,6%.
La Bourse du Qatar, deuxième plus grand marché arabe, plongeait de 7,2% à 10 959 points, un plus bas jamais vu depuis début janvier. Son indice était tiré vers le bas par les secteurs clés des banques et de l'industrie.
La Bourse d'Abou Dhabi, le deuxième marché des Emirats arabes unis, perdait 3,6% à 4 212,07 points. Son indice était sous pression du secteur de l'énergie, qui reculait de 5,3%, suivi par ceux de l'immobilier et des banques.
La Bourse de Koweït chutait de 3,2% à 6 254,62 points, un plus bas en 22 mois, malgré la cotation pour la première fois de VIVA telecom, troisième opérateur de téléphone mobile, détenu à hauteur de 26% par Saudi Telecom.
La petite Bourse de Mascate reculait de 2,72% à 5 649,49 points alors que celle de Bahreïn évoluait sans changement.
Assommés par la surabondance de l'offre mondiale en or noir face à des perspectives de demande peu vigoureuses, les prix du brut coté à New York, le WTI, ont trébuché vendredi à des niveaux plus vus depuis cinq ans et demi, sous les 58 dollars. Le baril a perdu près de la moitié (46%) de sa valeur depuis son dernier pic de la mi-juin.
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Les bourses du Golfe plongent encore, plombées par la chute des prix du brut
AFP / le 14 décembre 2014 à 11h12

