Le député du Koura Fadi Karam, du bloc parlementaire des Forces libanaises (FL), a dénoncé hier ce qu'il a appelé « la situation écologique dangereuse dans le Koura ». Il a évoqué de nombreux cas d'irrégularités qui, selon lui, défigurent cette contrée encore verte et influent négativement sur la santé de ses citoyens. Il a cité en particulier la possibilité de l'établissement d'une décharge sanitaire dans la région de Chekka-Koura.
« Nous ne permettrons pas que nos plaines vertes soient transformées en décharges et en carrières, que leurs arbres soient recouverts de poussière cancérigène, a-t-il écrit dans son communiqué. Nous ne permettrons surtout pas que l'expérience de la décharge de Naamé se répète dans le Koura quels que soient les sacrifices à faire. » Rappelons que la décharge de Naamé, qui dessert le Grand Beyrouth et le Mont-Liban depuis 1997, devrait être fermée le 17 janvier prochain, un rendez-vous que les responsables auront du mal à respecter en raison de l'absence d'alternative. À savoir que les habitants de Chekka ont déjà manifesté contre le projet d'une décharge sanitaire dans leur région.
Parmi les autres projets, le député a parlé d'un complexe résidentiel « louche » à Zakroun, qui s'est avéré être une exploitation de carrière. Il a déploré les fumées toxiques émanant d'usines en milieu résidentiel, d'eaux usées se déversant dans les champs de Btouratij et de Dahr el-Aïn, d'une usine d'extraction d'huile d'olive qui ne traite pas ses résidus...
M. Karam a demandé au ministre de la Santé Waël Bou Faour d'étendre sa campagne pour la sécurité alimentaire de manière à ce qu'elle englobe tous les sujets qui touchent à la santé des citoyens. Il l'a appelé « à se rendre à Koura pour constater le crime écologique qui s'y perpétue ». Il a également demandé au ministre de l'Environnement Mohammad Machnouk de « se joindre aux habitants de Koura pour défendre leur environnement menacé ».
Liban
« Pas de décharge de Naamé bis au Koura », s’insurge Karam
OLJ / le 02 décembre 2014 à 00h00


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