De gauche à droite : Lionel Messi, Manuel Neuer et Cristiano Ronaldo.
Comme d'habitude et pour la 4e année d'affilée, le Portugais Cristiano Ronaldo, tenant du titre, et l'Argentin Lionel Messi, quadruple lauréat, se disputeront le Ballon d'or, avec cette fois pour pimenter leur tête-à-tête, un gardien, qui plus est allemand et champion du monde, Manuel Neuer. Les deux attaquants stars, rivaux aux cimes du foot mondial depuis maintenant six ans qu'ils trustent le trophée (4 pour Messi, 2 pour Ronaldo), ne laissent généralement que les miettes au 3e finaliste qui s'invite à leurs côtés. Mais, cette année, pour succéder à Franck Ribéry qui a complété le podium en 2013, Neuer peut se targuer d'avoir soulevé la Coupe du monde contrairement à ses concurrents.
Le vainqueur sera connu le 12 janvier à Zurich, après un vote qui a changé de formule depuis 2010 et la fusion du trophée avec le titre de meilleur joueur de l'année décerné par la Fifa. Ce sont 209 sélectionneurs et 209 capitaines des pays membres de l'instance qui votent désormais aussi et plus seulement les journalistes, comme cela était le cas depuis 1956.
Si un favori se détache ostensiblement, c'est Ronaldo, candidat à sa propre succession, fort d'une saison encore plus remarquable que la précédente. CR7 a remporté la Ligue des champions avec le Real Madrid, premier club à en cumuler dix au palmarès. En outre, il a explosé le nombre de buts inscrits dans la compétition sur une saison avec 17 réalisations.
Cette deuxième C1, après celle glanée en 2008 avec Manchester United, suffira-t-elle ? Ce qui est sûr, c'est qu'il a tout fait pour braver la douleur d'une blessure pour jouer la finale contre l'Atletico Madrid, parvenant même à marquer un penalty à la fin de la prolongation (4-1 a.p.). En choisissant de tout donner pour son club, il a passé le Mondial comme une ombre un mois plus tard avec le Portugal, qui avait certes moins de chance d'aller au bout de la compétition que le Real en Ligue des champions.
Pas de titre majeur pour Messi
Messi, lui, a été bien plus proche de la remporter cette Coupe du monde. Il s'en est fallu de quelques centimètres et du poteau de Neuer sur son tir de la 47e minute, pour faire basculer une finale très indécise. À l'image de cette occasion manquée d'entrer un peu plus dans la légende, l'année de « la Pulga » s'est écrite sans titre majeur puisqu'il a également échoué d'un rien dans la course au championnat d'Espagne, devancé par l'Atletico Madrid qui a ramené un nul du Camp Nou lors de l'ultime journée.
Ni lors de ce match ni en finale du Mondial, Messi n'est parvenu à faire basculer les choses de son côté. Et si la Fifa l'a désigné meilleur joueur de la Coupe du monde, jamais « Leo » n'a donné l'impression de surnager sur la durée. Pourtant, ses statistiques riment avec records, puisqu'il a battu celui du plus grand nombre de buts (74) dans l'histoire de la C1, le 25 novembre, effaçant Raul (71) des tablettes. Quatre jours auparavant, il était devenu le meilleur buteur de l'histoire du championnat d'Espagne (253). Historique, mais pas comptabilisable, puisque le vote pour le Ballon d'or est clos depuis le 21 novembre.
La lutte des chiffres ne concerne pas Neuer, d'une part parce qu'il est gardien de but, d'autre part parce que sa présence parmi les finalistes tient au fait qu'il est membre de l'Allemagne championne du monde. À ce titre, il a l'appui de Michel Platini, le président de l'UEFA, selon qui le Ballon d'or remis une année de Mondial doit revenir à un joueur champion du monde.
Plus que Müller, c'est lui qui a été le plus décisif au Brésil, notamment en huitième de finale contre l'Algérie et en quart face à la France. Mais comme Iniesta et Xavi, sacrés avec l'Espagne en 2010 mais 2e et 3e du Ballon d'or, Neuer n'a guère de chances de s'imposer. Dans l'histoire, le seul portier à avoir été lauréat est le grand Lev Yachine et ça remonte à 1963.
Carlo Ancelotti, entraîneur du Real Madrid, Joachim Löw, sélectionneur de l'équipe d'Allemagne, et Diego Simeone, entraîneur de l'Atletico Madrid, sont, eux, finalistes pour le titre de coach de l'année. Ancelotti a remporté la Ligue des champions, Löw la Coupe du monde et Simeone le championnat d'Espagne. Ce prix sera également décerné le 12 janvier à Zurich, en marge du Ballon d'or.
Chez les femmes
De leur côté, l'Allemande Nadine Kessler, la Brésilienne Marta et l'Américaine Abby Wambach sont les trois finalistes pour le Ballon d'or féminin. Kessler a remporté la Ligue des champions avec son club de Wolfsburg et a été désignée joueuse de la saison 2013-2014 par l'UEFA. Marta a, elle, reçu le Ballon d'or cinq années d'affilée, entre 2006 et 2010. Wambach, Ballon d'or féminin en 2012, est la meilleure buteuse de l'histoire de la sélection américaine avec 160 buts en 207 matches.
En outre, l'Allemand Ralf Kellermann, sa compatriote Maren Meinert et le Japonais Norio Sasaki sont les trois finalistes pour le titre d'entraîneur de l'année pour le football féminin. Kellerman est l'entraîneur du club allemand de Wolfsburg. Meinert a, elle, mené l'équipe d'Allemagne U20 au titre mondial dans cette catégorie d'âge. Sasaki, entraîneur du Japon depuis 2007, a été champion d'Asie cette année.
(Source : AFP)
Prix Puskas : James Rodriguez, Robin Van Persie et Stephanie Roche finalistes
Les buts du Colombien James Rodriguez et du Néerlandais Robin Van Persie, mais aussi celui de l'Irlandaise Stephanie Roche sont les trois derniers en lice pour le prix Puskas du plus beau but de l'année. Le milieu colombien avait inscrit un but magnifique d'un enchaînement contrôle de la poitrine-reprise de volée en pivot contre l'Uruguay en huitième de finale du Mondial. Ce but avait été élu plus beau but du tournoi. Van Persie avait, lui, marqué un but étonnant d'une tête lobée contre l'Espagne (5-1). L'invitée-surprise est Stephanie Roche, pour un enchaînement de deux jongles suivis d'une frappe en pivot. Elle joue désormais à Albi, dans le championnat de France. Ce sont les internautes qui ont voté pour ces trois buts parmi une liste de dix. Ils peuvent désormais les départager jusqu'à la cérémonie du Ballon d'or, le 12 janvier à Zurich.

