La procureure de la Cour pénale internationale (CPI), Fatou Bensouda, affirme "chercher un chemin" pour engager des poursuites contre les combattants du groupe Etat islamique (EI), dans une interview au quotidien allemand Süddeutsche Zeitung publiée jeudi.
"Dans le cas du groupe EI, nous cherchons justement un chemin", déclare-t-elle, interrogée sur ce que pourrait faire la juridiction internationale en Syrie. "Il existe des renseignements importants et nombreux, selon lesquels il y a dans les rangs d'EI des étrangers venant de pays qui ont signé une convention avec la CPI : la Jordanie, la Tunisie, mais également des pays européens", souligne notamment Mme Bensouda, ajoutant: "nous pourrions poursuivre ces suspects pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité".
A la fin septembre, quelque 3 000 ressortissants européens étaient partis rejoindre l'EI en Irak et Syrie, selon le coordinateur européen pour la lutte contre le terrorisme, Gilles de Kerchove. A eux s'ajoutent de nombreux combattants venus de pays d'Asie centrale et du sud-est ou des Etats-Unis, en plus des milliers originaires du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord.
Dimanche, le groupe EI a diffusé une nouvelle vidéo ultra-violente, montrant la décapitation de 18 soldats syriens et la tête tranchée du travailleur humanitaire américain Peter Kassig.
"Dans le cas du groupe EI, nous cherchons justement un chemin", déclare-t-elle, interrogée sur ce que pourrait faire la juridiction internationale en Syrie. "Il existe des renseignements importants et nombreux, selon lesquels il y a dans les rangs d'EI des étrangers venant de pays qui ont signé une convention avec la CPI : la Jordanie, la Tunisie, mais également des pays européens", souligne notamment Mme Bensouda, ajoutant: "nous pourrions poursuivre ces suspects pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité".
A la fin septembre, quelque 3 000 ressortissants européens...

