Le chef du gouvernement, Tammam Salam, est arrivé hier à Dubaï pour une visite de 24 heures au cours de laquelle il doit discuter avec les dirigeants émiratis des moyens d'aider le Liban à combattre le terrorisme.
C'est ce que M. Salam a confié aux journalistes qui l'accompagnaient à Dubaï, en précisant que la livraison d'hélicoptères serait, entre autres, au menu des entretiens avec ses interlocuteurs émiratis. Il compte, a-t-il expliqué, leur demander de fournir à l'armée des appareils similaires aux Gazelle dont ils avaient équipé les forces régulières.
Il entamera aujourd'hui ses entretiens officiels. Hier, il a eu une rencontre avec les membres de la diaspora libanaise dans l'émirat, à l'occasion de la réception donnée en son honneur par le consul Sami Nmeir. S'adressant aux convives, il a expliqué à quel point la situation au Liban est délicate. « Nous essayons de régler les problèmes difficiles avec beaucoup de volonté et de persévérance, notamment la vacance présidentielle, qui nous préoccupe au plus haut point », a-t-il dit, en insistant sur le fait que le Liban « n'est pas, avec toutes ses composantes communautaires et des régions, un environnement favorable au terrorisme ».
Après avoir souligné la solidarité du peuple avec les forces régulières et les services de sécurité, M. Salam a indiqué que la circulation des personnes est aisée dans tout le pays, en dépit des incidents relevés ici et là. « Mais les Libanais sont au moins unanimes et solidaires dès qu'il s'agit de sécurité. Ils rejettent le recours aux armes et à la violence, même si des parties puissantes essaient de les y entraîner », a poursuivi le chef du gouvernement, avant de souligner les efforts déployés par son équipe pour obtenir la libération des militaires et des agents des FSI détenus en otages par le Front al-Nosra et l'État islamique.
« Nous ne plierons pas devant le chantage et nous ne faiblirons pas devant les menaces, mais cela nécessite que les Libanais soient solidaires les uns des autres », a-t-il ajouté.
Interrogé par ailleurs au sujet du plan de sécurité, Tammam Salam a assuré qu'il ne peut pas être appliqué dans une région et pas dans une autre. « Nous œuvrerons à étendre l'autorité de l'État partout », a-t-il dit, en expliquant que l'armée et les FSI traquent les malfaiteurs dans la Békaa.
Liban
Salam à Dubaï pour discuter d’un soutien émirati à l’armée
OLJ / le 18 novembre 2014 à 00h00


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