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Moyen Orient et Monde - Le G20 En Images

« Poutine, un paria de la communauté internationale ? Oui ! »

Alain Jocard / AFP

Le départ anticipé du président russe Vladimir Poutine du sommet du G20 à Brisbane, après un accueil glacial des dirigeants occidentaux, laisse présager un durcissement des positions de Moscou, estiment des experts. Dès l'ouverture du sommet vendredi, les puissances occidentales avaient largement attaqué la Russie, qualifiée de « menace pour le monde », cherchant à « restaurer la gloire perdue du tsarisme » en « agressant » des pays plus petits, faisant allusion à l'Ukraine. « Je pense que ce qui a été bon durant ce G20, c'est qu'un message très clair ait été transmis par les pays de l'Union européenne et par l'Amérique à la Russie », a par exemple commenté le Premier ministre britannique, David Cameron. Mais cet avis n'était pas partagé par tous. La chancelière allemande Angela Merkel a déclaré qu'« il est important de saisir toute occasion de parler. Il y a une grande proximité de vues entre Européens sur l'Ukraine et la Russie ». Mais logiquement, ce qui devait arrivait arriva, puisque, après deux journées de discussions, le chef du Kremlin a finalement quitté le sommet de Brisbane bien avant ses homologues et avant la publication du communiqué final. D'ordinaire prompt à afficher sa bonne forme physique, il a expliqué avoir besoin de sommeil alors que deux longs vols doivent le ramener en Russie. Poutine, un paria de la communauté internationale? La réponse est « oui » pour Lilia Chevtsova, experte à la Brookings Institution, qui estime qu'en s'ancrant dans le temps, la confrontation entre Moscou et l'Occident rend la Russie de plus en plus dépendante de la Chine.
En attendant, en Ukraine, l'évacuation des débris de l'avion de Malaysia Airlines, abattu en juillet au-dessus de l'est du pays, a débuté hier, quatre mois après la tragédie qui avait fait 298 morts et dans laquelle les Occidentaux voient la main de Moscou. De plus, en dépit d'une accalmie relative sur le terrain, le porte-parole militaire ukrainien Andriï Lyssenko a assuré hier que « les rebelles et les troupes russes se préparaient à une offensive ».

Le départ anticipé du président russe Vladimir Poutine du sommet du G20 à Brisbane, après un accueil glacial des dirigeants occidentaux, laisse présager un durcissement des positions de Moscou, estiment des experts. Dès l'ouverture du sommet vendredi, les puissances occidentales avaient largement attaqué la Russie, qualifiée de « menace pour le monde », cherchant à « restaurer la gloire perdue du tsarisme » en « agressant » des pays plus petits, faisant allusion à l'Ukraine. « Je pense que ce qui a été bon durant ce G20, c'est qu'un message très clair ait été transmis par les pays de l'Union européenne et par l'Amérique à la Russie », a par exemple commenté le Premier ministre britannique, David Cameron. Mais cet avis n'était pas partagé par tous. La chancelière allemande Angela Merkel a déclaré...
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