Le député Ibrahim Kanaan, membre du Courant patriotique libre (CPL), a déposé jeudi, au nom des députés de sa formation, un recours en invalidation de la prorogation du mandat du Parlement libanais.
"C'est un pas sérieux et un pas historique qui ouvre la porte à la justice pour prendre une décision historique", a déclaré M. Kanaan à la presse. "Si les élections ont besoin de temps nous pouvons parler de délais de quelques mois mais non de deux ans", a-t-il poursuivi indiquant que la situation sécuritaire n'est pas une excuse pour la prorogation.
"La démocratie signifie élections et alternance au pouvoir et si un coup est porté aux deux il n'en reste plus rien", a estimé le député. "Notre démarche auprès du Conseil constitutionnel aujourd'hui est une expression de notre confiance dans l’État et ses institutions", a-t-il ajouté. "Nous sommes ici pour dire au Conseil constitutionnel qu'il a toute notre confiance", a martelé M. Kanaan.
"Si la démission pouvait mener à des élections nous aurions démissionné avant de venir au Conseil constitutionnel", a répondu M. Kanaan en réponse à la question d'une journaliste sur une possible démission des députés du CPL.
La loi sur la prorogation du mandat du Parlement a été publiée mardi dans le Journal officiel. La loi, votée le 5 novembre, prévoit une prorogation de 31 mois du mandat de la Chambre qui expirait le 20 novembre. La législature expire ainsi le 20 juin 2017.
"C'est un pas sérieux et un pas historique qui ouvre la porte à la justice pour prendre une décision historique", a déclaré M. Kanaan à la presse. "Si les élections ont besoin de temps nous pouvons parler de délais de quelques mois mais non de deux ans", a-t-il poursuivi indiquant que la situation sécuritaire n'est pas une excuse pour la prorogation.
"La démocratie signifie élections et alternance au pouvoir et si un coup est porté aux deux il n'en reste plus rien", a estimé le député. "Notre démarche auprès du Conseil constitutionnel aujourd'hui est une expression de notre confiance dans l’État et ses...

