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Procession de l'Achoura sous haute sécurité à Beyrouth à l'appel du Hezbollah

Des dizaines de milliers de chiites libanais se sont rassemblés mardi à l'appel du Hezbollah pour célébrer l'Achoura dans la banlieue sud de Beyrouth, placée sous très haute sécurité, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Le chef du puissant parti chiite, Hassan Nasrallah, avait appelé lundi ses partisans à une forte mobilisation pour la commémoration de la mort en 680 dans la ville aujourd'hui irakienne de Kerbala, de Hussein, petit-fils de Mahomet et imam vénéré par les chiites.

Une marée humaine d'hommes, femmes et enfants vêtus de noir en signe de deuil, certains arborant des châles verts, couleur de l'un des étendards de l'imam ou des drapeaux rouges, symbole de son sang, ont entamé la procession sous la pluie.

La banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah, a été complètement bouclée pour la première fois cette année par craintes d'attentats comme ceux qui avaient ensanglanté depuis 2013 des fiefs du parti qui combat en Syrie.

L'armée libanaise a installé des barrages à toutes les entrées de la banlieue, tandis que les rues de la zone ont été obstruées par des barbelés pour empêcher toute circulation. Un char barrait la rue principale y menant.

Des membres du Hezbollah vêtus de noir et non armés vérifiaient entre autres les accréditations des journalistes couvrant la procession.

"Nous sommes à tes ordres, O Hussein", a scandé la foule, cri de ralliement des chiites. Le chef du Hezbollah doit s'exprimer en fin de matinée.

Les attentats ayant frappé les fiefs du Hezbollah ont été revendiqués par des groupuscules sunnites opposés à l'implication du parti chiite aux côtés du régime de Damas dans la guerre qui ravage la Syrie voisine.

"Avant, on honnissait l'Amérique et Israël", a affirmé à l'AFP Abdel Karim Mansour, un participant de 50 ans. "Aujourd'hui, il y a un nouvel ennemi qui est tout aussi dangereux, si ce n'est plus. Les extrémistes sont devenus plus dangereux qu'Israël", a-t-il ajouté, en faisant référence aux jihadistes sunnites qui qualifient les chiites d'hérétiques.

Depuis 2013, le Hezbollah affirme qu'il combat en Syrie pour empêcher l'extrémisme de se propager au Liban. Son implication divise toutefois profondément le pays, où ses rivaux sont des détracteurs du régime syrien, et exacerbe les tensions confessionnelles entre sunnites et chiites.
Des dizaines de milliers de chiites libanais se sont rassemblés mardi à l'appel du Hezbollah pour célébrer l'Achoura dans la banlieue sud de Beyrouth, placée sous très haute sécurité, ont constaté des journalistes de l'AFP.Le chef du puissant parti chiite, Hassan Nasrallah, avait appelé lundi ses partisans à une forte mobilisation pour la commémoration de la mort en 680 dans la ville aujourd'hui irakienne de Kerbala, de Hussein, petit-fils de Mahomet et imam vénéré par les chiites.Une marée humaine d'hommes, femmes et enfants vêtus de noir en signe de deuil, certains arborant des châles verts, couleur de l'un des étendards de l'imam ou des drapeaux rouges, symbole de son sang, ont entamé la procession sous la pluie.La banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah, a été complètement bouclée pour la première fois...