Les accusations lancées par le quotidien al-Akhbar contre le ministre de la Justice, Achraf Rifi, dans l'affaire de la somme d'argent acheminée à l'un des groupes des ravisseurs des militaires libanais sont « mensongères ».
C'est ce qu'a déclaré hier le conseiller en communication du ministre, Assaad Béchara, dans un entretien accordé au quotidien al-Mostakbal.
Dans un article paru samedi dernier, le quotidien al-Akhbar avait prétendu que le chauffeur du ministre de la Justice, Dib el-Lahhib, avait été intercepté il y a une semaine par les services de renseignements de l'armée à un barrage à Ersal. Ce dernier transportait, selon le quotidien, une somme de 280 mille dollars qui devait vraisemblablement être remise « aux ravisseurs des militaires libanais ».
Intitulé : « L'armée arrête le garde du corps du ministre de la Justice transportant une somme d'argent aux ravisseurs des militaires », l'article incrimine M. Rifi, laissant entendre qu'il serait derrière cette transaction et affirme que son garde du corps a été arrêté et déféré devant le parquet militaire qui confisque l'argent.
Le même soir, un reportage de la LBC rectifiait le tir en précisant que la transaction n'était pas l'œuvre du ministre de la Justice, mais celle d'un « autre ministre ». La chaîne soulignait que la transaction, qui devait servir à suspendre une menace de décapitation de deux otages militaires, avait reçu l'aval du Premier ministre Tammam Salam.
Le lendemain, Achraf Rifi contre-attaque et fait une déclaration à partir du domicile de son garde du corps, Dib el-Lahhib, qui montre devant les caméras une attestation médicale prouvant que son garde du corps, qui souffre de problèmes de santé, est alité depuis trois mois.
Dans son édition d'hier, le quotidien al-Akhbar a exprimé ses « excuses » au garde du corps de M. Rifi, affirmant que l'information publiée au sujet de Dib el-Lahhib est effectivement « erronée ». Et le journal d'ajouter que l'erreur est due à une « confusion suite à des informations obtenues à partir de sources politiques et militaires ».
« La personne qui a été arrêtée depuis un certain temps transportant une somme d'argent à ceux qui occupent le jurd ne fait pas partie des gardes du corps de Rifi. El-Lahhib n'est pas effectivement le chauffeur qui a été chargé par le ministre (de la Santé) Waël Bou Faour de coordonner avec le Premier ministre et les chefs des services de sécurité pour faire parvenir la somme de 280 000 dollars américains aux ravisseurs », écrit le quotidien qui présente officiellement ses excuses aux chauffeur du ministre.
Toutefois, ajoute al-Akhbar, le ministre de la Justice « ne bénéficie pas pour autant d'un blanc-seing à la lumière de ce qu'il continue de commettre en termes de péchés politiques et sécuritaires, depuis l'affaire des faux témoins jusqu'à la provocation confessionnelle et communautaire, en passant par la violation des lois, l'abus de pouvoir et le détournement de l'argent public ».
La réponse du ministre de la Justice via son conseiller en communication est venue cinglante : « Le ministre de la Justice est déjà habitué à ce style qui est le propre des médias relevant des forces du 8 Mars. Les Libanais savent désormais que ces médias n'ont aucune crédibilité. »
Et d'ajouter : « En tant que journaliste, je peux dire que j'ai été choqué de constater la manière avec laquelle cette histoire complètement mensongère a été concoctée de A à Z. (...). À partir de là, vous pouvez en déduire l'ampleur de l'attaque (visant le ministre) et son impact escompté », conclut le conseiller.
Liban
Le quotidien « al-Akhbar » présente ses excuses au chauffeur de Rifi
OLJ / le 04 novembre 2014 à 00h00


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
COMME L'HISTOIRE BIEN CONNUE DU BERGER-LOUP... QUI CRIAIT AUX LOUPS... PERSONNE NE CROIT PLUS AUX INEPTIES ET BOUES LANCÉES !
10 h 31, le 05 novembre 2014