Le Centre Carter, ONG de défense des droits de l'Homme fondée par l'ancien président américain Jimmy Carter, a annoncé qu'il fermait son bureau en Egypte où il dénonce une "restriction des libertés démocratiques" et des élections jouées d'avance.
Le pouvoir de l'ex-chef de l'armée et nouveau président Abdel Fattah al-Sissi, qui a destitué en 2013 l'islamiste Mohamed Morsi, premier chef de l'Etat élu démocratiquement en Egypte, se livre depuis à une implacable et sanglante répression de toute opposition, islamiste comme laïque.
Le Centre Carter, qui dépêche traditionnellement des observateurs dans de nombreuses élections de par le monde, a annoncé mercredi dans un communiqué qu'il "fermait son bureau en Egypte" et qu'il "ne déploiera pas de mission d'observation pour les élections législatives", qui devaient avoir lieu avant la fin de l'année mais dont l'annonce se fait encore attendre.
"La société civile égyptienne comme les organisations internationales sont confrontées à des restrictions croissantes qui entravent leur capacité mener une mission d'observation crédible des élections", juge l'ONG basée à Atlanta (Etats-Unis) et dont la devise principale est "Promouvoir la paix". Et d'asséner: "L'environnement actuel en Egypte n'est pas propice à des élections démocratiques sincères et à la participation des citoyens".
Le Centre Carter dénonce "la répression visant les dissidents, l'opposition, les journalistes critiques ainsi que les restrictions croissantes des libertés fondamentales d'expression, de réunion et d'association", en "particulier les arrestations massives de partisans des Frères musulmans", la confrérie islamiste de M. Morsi, qui avait remporté, jusqu'à sa destitution, toutes les élections démocratiques organisées après la chute de Hosni Moubarak à l'issue d'une révolte populaire début 2011.
Policiers et soldats ont tué plus de 1.400 manifestants pro-Morsi depuis que M. Sissi a destitué et fait arrêter M. Morsi le 3 juillet 2013, dont plus de 700 tués essentiellement par balles en une seule journée dans le centre du Caire le 14 août 2013.
Plus de 15.000 Frères musulmans ou sympathisants ont été emprisonnés et des centaines condamnés à mort ou à de très lourdes peines dans des procès de masse expédiés en quelques minutes, qualifiés par l'ONU de "sans précédent dans l'histoire récente" du monde.
M. Morsi et la quasi-totalité des dirigeants des Frères musulmans sont jugés dans divers procès pour lesquels ils encourent ou ont été condamnés à la peine de mort.
L'ex-général puis maréchal Sissi, qui avait pris sa retraite de l'armée avant le scrutin, a confortablement été élu en mai à la présidence de l’Égypte, mais après avoir éliminé toute opposition de la scène politique, islamiste puis laïque et libérale, selon ses détracteurs et les organisations de défense des droits de l'Homme.
Le pouvoir de l'ex-chef de l'armée et nouveau président Abdel Fattah al-Sissi, qui a destitué en 2013 l'islamiste Mohamed Morsi, premier chef de l'Etat élu démocratiquement en Egypte, se livre depuis à une implacable et sanglante répression de toute opposition, islamiste comme laïque.
Le Centre Carter, qui dépêche traditionnellement des observateurs dans de nombreuses élections de par le monde, a annoncé mercredi dans un communiqué qu'il "fermait son bureau en Egypte" et qu'il "ne déploiera pas de mission d'observation pour les élections législatives", qui devaient...

