Le mufti de la République menant la prière à l’occasion des funérailles de Mounah el-Solh, entouré de personnalités.
Des funérailles populaires et officielles ont été célébrées hier à l'occasion de la disparition du penseur et écrivain Mounah el-Solh. Une grande foule a suivi le cercueil de ce fils d'une des grandes familles de l'indépendance. La prière a été menée par le mufti de la République, cheikh Abdellatif Deriane, à la mosquée Khachokji à Beyrouth, en présence d'un grand nombre de personnalités, notamment le député Ali Bazzi représentant le chef du Parlement Nabih Berry, le Premier ministre Tammam Salam, l'ancien ministre Nazem Khoury, représentant l'ancien président Michel Sleiman, l'ancien président de la Chambre Hussein Husseini, le député Ammar Houry, représentant les anciens Premiers ministres Saad Hariri et Fouad Siniora, Rifaat Badawi, représentant l'ancien Premier ministre Sélim Hoss, le général Ali Hassan, représentant le commandant en chef de l'armée, le général Jean Kahwagi.
Les condoléances seront reçues aujourd'hui et demain au siège de l'Alumni de l'AUB, à Beyrouth, de 14h à 19h.
Les hommages se sont succédé à l'annonce de la disparition de Mounah el-Solh. Selon le ministre de l'Information Ramzi Jreige, « le Liban a perdu, en Mounah el-Solh, un écrivain à la pensée profonde, un journaliste influent et un des piliers principaux d'une famille dont le nom est associé à l'indépendance ». L'uléma Mohammad Hassan el-Amine a estimé qu'« une page importante de l'histoire culturelle et politique du Liban et de l'arabisme se referme ». « Avec la disparition de Mounah el-Solh, Beyrouth perd une partie chère de sa mémoire, de son histoire, de sa vivacité d'esprit et de sa pensée éclairée », souligne un communiqué du Mouvement culturel d'Antélias. Enfin, l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) a déclaré, dans un communiqué, que « la Palestine perd en Mounah el-Solh un symbole du militantisme arabe ».

