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Sport - Formule 1 - Gp De Russie

L’ombre de Jules Bianchi flotte sur les essais libres à Sotchi

Marussia décide de ne pas remplacer le jeune pilote français et concourra avec une seule monoplace.

Changement de pneus pour Hamilton, lors des essais libres d’hier à Sotchi. Dimitar Dilkoff/AFP

Les premiers essais libres du 1er Grand Prix de Russie de formule 1, hier sur l'Autodrome de Sotchi, se sont disputés en plein soleil, dominés comme prévu par Mercedes, avec dans le stand Marussia une monoplace immobile, celle de Jules Bianchi.
Toute la journée, partout dans le paddock, il n'a été question que du pilote français, grièvement blessé dimanche dernier à Suzuka : quand Marussia a décidé, avant la 1re séance, de ne pas le remplacer. Quand la plupart des pilotes ont baissé la visière pour reprendre le fil de leur carrière de pilote. Quand les patrons d'écurie ont montré qu'ils étaient aussi bouleversés que leurs pilotes, lors d'une conférence de presse bourrée d'émotion. « Jules est non seulement un pilote exceptionnel, c'est une personne exceptionnelle », a dit Graeme Lowdon, le PDG de l'écurie anglo-russe (ex-Virgin), qui remplace tout le week-end son Team Principal John Booth, resté à Yokkaichi au chevet de Bianchi. « Ce week-end, ça ne peut pas être business as usual, ce n'est pas facile », a ajouté sobrement Monisha Kaltenborn, la Team Principal de Sauber F1.
À Sotchi, la plupart des pilotes ont roulé avec sur leur casque un autocollant « Tous avec Jules #17 ». 17, comme le numéro de course de la Marussia de Jules posée dans le stand Marussia, toute la journée, comme si le temps s'était arrêté. Et comme si Jules allait tranquillement monter dedans, avec son sourire habituel, pour prendre part à cette journée d'essais, puis aux qualifications aujourd'hui de son 35e GP de F1.
« Ce week-end, je cours pour Jules, pas pour Ferrari », disait Fernando Alonso jeudi. Comme par hasard, il a été le premier sur la piste flambant neuve de Sotchi, hier matin, avec sur la carrosserie de sa Ferrari un « #ForzaJules » bien visible. Le double champion du monde espagnol, très proche de Jules avec qui il fait souvent du vélo du côté de Maranello, a signé le 4e temps du matin, puis le 3e chrono de l'après-midi. Comme ses collègues de travail, il avait la tête ailleurs, mais il a fait le métier.

Les Flèches d'argent... encore et toujours !
Comme la course continue, il y a eu des chronos. Et comme on pouvait s'y attendre, les Flèches d'argent, de Nico Rosberg le matin puis Lewis Hamilton l'après-midi, ont dicté leur loi. Depuis le début de cette saison 2014, Hamilton est l'homme de la 2e séance : 13 fois sur 16, il l'a terminée en haut de la feuille de chronos, et celle de Sotchi n'a pas échappé à la règle. Hamilton a bouclé 27 tours et profité de ses pneus tendres, qu'il ne pouvait pas utiliser le matin, sur une piste de plus en plus adhérente, pour abaisser de trois secondes le nouveau temps de référence sur ce nouveau tracé : 1 min 39 sec 630/1000, soit presque trois secondes de mieux que Rosberg le matin (1min 42 sec 311/1000). Hamilton vient d'enchaîner trois victoires d'affilée (Monza, Singapour, Suzuka) et de reprendre les commandes du championnat du monde des pilotes, avec 10 points d'avance sur Rosberg. Il aime quand ça va vite, et à Sotchi c'est le cas : 215 km/h de moyenne et des pointes à 320 km/h, au bord de la mer, sur une piste que Jenson Button assimile à « un mélange entre la Corée et Valencia », soit entre un circuit ultramoderne, à Yeongam, et un circuit en ville, en Espagne. La bonne surprise est venue des McLaren, propulsées aussi par des moteurs Mercedes. Button a passé un petit moment en haut de la feuille de temps, en début de 2e séance, et son jeune coéquipier, le débutant danois Kevin Magnussen, l'a terminée au 2e rang, derrière Hamilton et devant Alonso. De bon augure pour les qualifications d'aujourd'hui, qui pourraient être plus serrées que prévu, au soleil de Sotchi. Et à l'ombre de Jules Bianchi...
(Source : AFP)

Jules « se bat comme en course », assure son père

Le père de Jules Bianchi a assuré que le pilote, grièvement blessé au Grand Prix du Japon de formule 1, se battait « comme en course » pour se rétablir, dans un entretien publié hier dans Nice-Matin. « Jules se bat comme il s'est toujours battu (...). Il est fort. Il a 25 ans. C'est un athlète », a confié Philippe Bianchi au quotidien régional. « Compte tenu de la gravité de son cas, dans l'état actuel des choses, impossible de dire plus », a-t-il ajouté, concernant l'état de santé de son fils que les médecins jugent stationnaire.

Lotus sera équipé de moteurs Mercedes en 2015

Lotus équipera ses monoplaces de moteurs Mercedes lors de la saison 2015, a annoncé hier l'écurie britannique. Lotus, actuellement motorisé par Renault, sera fourni par Mercedes AMG High Performance Powertrains, la filiale de Mercedes-Benz qui met au point les moteurs de F1. L'écurie d'Enstone va continuer à fabriquer sa propre transmission pour sa nouvelle monoplace de 2015, l'E23 Hybrid. Cette saison, Mercedes AMG High Performance Powertrains équipait trois écuries en plus des Flèches d'argent : Force India, McLaren et Williams.

Les premiers essais libres du 1er Grand Prix de Russie de formule 1, hier sur l'Autodrome de Sotchi, se sont disputés en plein soleil, dominés comme prévu par Mercedes, avec dans le stand Marussia une monoplace immobile, celle de Jules Bianchi.Toute la journée, partout dans le paddock, il n'a été question que du pilote français, grièvement blessé dimanche dernier à Suzuka : quand Marussia a décidé, avant la 1re séance, de ne pas le remplacer. Quand la plupart des pilotes ont baissé la visière pour reprendre le fil de leur carrière de pilote. Quand les patrons d'écurie ont montré qu'ils étaient aussi bouleversés que leurs pilotes, lors d'une conférence de presse bourrée d'émotion. « Jules est non seulement un pilote exceptionnel, c'est une personne exceptionnelle », a dit Graeme Lowdon, le PDG de l'écurie...
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