Dans le cadre de ses audiences, le président Sleiman a reçu hier l'ambassadrice de Grèce, Catherine Boura (photo Dalati et Nohra).
Le président Michel Sleiman est revenu à la charge au sujet de l'élection présidentielle, soulignant que la vacance au niveau de la présidence de la République est « inconcevable et inacceptable ». « Quelle guerre attendez-vous avant l'élection d'un président de la République ? s'est notamment interrogé l'ancien chef de l'État. Jusqu'à quand cette politique de torpillage des séances pour l'élection d'un président se poursuivra-t-elle ? La présidence de la République constitue une position charnière dans la vie constitutionnelle et la vacance à la présidence provoque une paralysie constitutionnelle totale. »
Le président Sleiman a par ailleurs mis l'accent sur l'importance de la neutralité du Liban face aux conflits (de la région) « qui semblent de jour en jour se prolonger ». « Cela rend particulièrement importante la solidarité libano-libanaise, aussi bien au sein du gouvernement qu'au niveau des frontières libano-syriennes et libano-israéliennes ».
Arrêt de l'afflux des réfugiés syriens
Notons que le président Sleiman a reçu dans la journée d'hier le ministre des Affaires sociales, Rachid Derbas, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Abdel Mouttaleb Hennaoui, le député Ahmad Fatfat, le député Ziyad Kadri et l'ancien vice-Premier ministre Issam Abou Jamra.
À l'issue de son entrevue avec l'ancien chef de l'État, le ministre Derbas a indiqué que le Conseil des ministres a pris la décision d'arrêter l'afflux de réfugiés syriens « car le Liban n'est plus en mesure d'accueillir davantage de Syriens ». De son côté, M. Fatfat a déclaré que « seules l'armée et les forces de sécurité sont habilitées à défendre les frontières et aucune autre force ne peut défendre les frontières libanaises ».


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine