Serena menait 6-5 dans le premier set lorsqu’elle a été victime d’un malaise et a dû mettre un terme prématuré à son premier match depuis qu’elle a remporté son 18e tournoi du grand chelem il y a deux semaines à l’US Open. C’est la troisième défaite de rang de l’Américaine face à Cornet, deux mois après un face-à-face mémorable à Wimbledon. En 8es de finale, la Française, finaliste la semaine dernière à Canton, affrontera la Belge Kirsten Flipkens, 48e mondiale, qui a éliminé l’Australienne Jarmila Gajdosova, 6-3, 3-6, 6-3.
Serena Williams alterne décidément les hauts et les bas cette saison. Disputant hier à Wuhan (Chine) son premier match depuis son triomphe à l'US Open, la numéro 1 mondiale a connu une nouvelle défaillance physique.
Opposée à Alizé Cornet, face à qui elle restait sur deux cuisantes défaites cette saison (Dubaï et Wimbledon), l'Américaine de bientôt 33 ans (le 26 septembre) a craqué. Alors qu'elle s'apprêtait à servir pour le gain de la première manche (6-5), elle fit appel au médecin, qui releva sa température et sa tension artérielle. Sur les conseils de ce dernier, elle décida de jeter l'éponge, laissant sa place en 8es de finale à la Française, qui y défiera la Belge Kirsten Flipkens.
Le précédent de Wimbledon
Ce malaise, s'il n'a rien de comparable à celui dont elle avait souffert en double à Wimbledon (deux jours après sa défaite face à... Cornet), interpelle cependant. On se rappelle que la championne avait indiqué lors du tournoi de Montréal qu'elle avait l'intention de passer des examens approfondis en fin de saison en raison des antécédents « qui traînent dans la famille ». Pour rappel, sa sœur Venus souffre depuis 2011 du syndrome de Gougerot-Sjögren, une pathologie chronique auto-immune qui affaiblit l'organisme.
Apparemment liée à un coup de chaud, cette nouvelle défaillance de Serena s'explique peut-être aussi par la tension qu'elle semble désormais éprouver quand elle affronte Cornet. « À Wimbledon, je l'ai trouvée supernerveuse dès le début du match, témoignait la veille la Niçoise. Et plus ou moins pendant toute la rencontre, je l'ai sentie comme ça, un peu différente, comme si elle était un peu stressée par le fait de jouer contre moi. »
D'ailleurs, avant son abandon, Williams avait éprouvé toutes les peines du monde à conserver son service (3 breaks concédés sur cinq engagements).
Cette violente sortie de route de Williams est un nouveau grain de sable dans la chaussure des organisateurs d'un tournoi promu cette saison au rang de Premier (équivalent d'un Masters 1 000 chez les hommes) aux dépens de Tokyo.
Frappé d'une véritable malédiction, l'Open chinois a déjà perdu de nombreuses têtes de série (Serena Williams (1), Simona Halep (2), Agnieszka Radwanska (5), Ana Ivanovic (9), Jelena Jankovic (10), Sara Errani (11), Ekaterina Makarova (13), Flavia Pennetta (15) et Andrea Petkovic (16). Des coups durs qui s'ajoutent à l'annonce de la retraite de Li Na, native de Wuhan, vendredi dernier ! Quoi qu'il arrive désormais, cette première édition restera d'une certaine manière exceptionnelle...
Le précédent de WimbledonCe malaise, s'il n'a rien de comparable à celui dont elle avait souffert en double à Wimbledon...

