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Lifestyle - Afrique Du Sud

« Casse-noisette »... dans le désert du Kalahari !

La version 2014 du ballet ajoute des performances de cirque : certains personnages voyagent d'un monde féerique à l'autre suspendus à des cordes.

À Johannesburg, les danseurs répètent pour « Casse-noisette revisité » des mouvements de « gumboot », une danse inventée par les mineurs noirs sud-africains. Marco Longari/AFP

La mélodie familière de Tchaïkovski résonne dans le théâtre de Johannesburg, mais sur scène des mineurs en bleu de travail interprètent la fameuse Danse russe, chaussés de bottes en caoutchouc.
Ils répètent pour Casse-noisette revisité des mouvements de « gumboot », une danse inventée par les mineurs noirs sud-africains qui claquaient leurs bottes sur le sol en rythme pour communiquer entre eux sans être compris des chefs. Ce Casse-noisette sud-africain raconte, sur la musique originale, la même histoire que la version de Marius Petipa, célèbre chorégraphe français qui fonda à Saint-Pétersbourg l'école russe de ballet : pendant la nuit de Noël, une petite fille nommée Clara vit une aventure féerique. Mais sans flocons ni tutus : Clara, menée par une guérisseuse traditionnelle, traverse le désert du Kalahari, où les peintures rupestres prennent vie. Et le sapin a tout du baobab. Dans l'hémisphère Sud, les fêtes de Noël arrivent en plein été. Et pour Dirk Badenhorst, le PDG du Joburg Ballet, « en Afrique du Sud, pendant la saison estivale, faire comme si c'était l'hiver dehors, c'est un peu ridicule ». En 2008, l'ancêtre de la compagnie a donc présenté pour la première fois Casse-noisette revisité, de nouveau dansé cette année. « C'est très différent, s'enthousiasme Keke Chele, qui joue le majordome. Les personnages sont moins polis, ils révèlent leur personnalité cachée. Comme dans une vraie fête de Noël, quand un oncle que vous n'avez pas vu depuis longtemps refait surface... C'est très amusant. » La chorégraphie repose sur des bases classiques et des inspirations contemporaines, parfois très imagées, comme la personnification des autruches, sur pointes, main repliée en l'air, qui n'est pas sans rappeler les cygnes du fameux Lac. À vrai dire, la version 2014 du ballet ajoute des performances de cirque : certains personnages voyagent d'un monde féerique à l'autre suspendus à des cordes. « C'est le plus difficile, avoue Angela Revie, interprète de Clara. Cela demande beaucoup de force musculaire dans le haut du corps... On en a, mais pas à ce point. »
Angela, Sud-Africaine blanche, a déjà dansé la version traditionnelle de Casse-noisette, mais c'est la première fois qu'elle a un rôle dans cette autre version : « J'adore apprendre de nouvelles choses. Ça peut devenir ennuyeux de retravailler les mêmes scènes », explique-t-elle. « Les mouvements sont plus dangereux, renchérit Kitty Phetla, ancienne Fée Dragée devenue guérisseuse traditionnelle. C'est plus sculpté, rapide, c'est très excitant. » Pourtant, d'après la chorégraphe Adele Blank, l'adaptation n'a pas été évidente au début. « Beaucoup de danseurs ne sont pas d'Afrique du Sud, et ils ont beaucoup dansé le Casse-noisette classique... Donc ils nous regardaient comme si on était devenus fous ! »
(Source : AFP)

La mélodie familière de Tchaïkovski résonne dans le théâtre de Johannesburg, mais sur scène des mineurs en bleu de travail interprètent la fameuse Danse russe, chaussés de bottes en caoutchouc.Ils répètent pour Casse-noisette revisité des mouvements de « gumboot », une danse inventée par les mineurs noirs sud-africains qui claquaient leurs bottes sur le sol en rythme pour communiquer entre eux sans être compris des chefs. Ce Casse-noisette sud-africain raconte, sur la musique originale, la même histoire que la version de Marius Petipa, célèbre chorégraphe français qui fonda à Saint-Pétersbourg l'école russe de ballet : pendant la nuit de Noël, une petite fille nommée Clara vit une aventure féerique. Mais sans flocons ni tutus : Clara, menée par une guérisseuse traditionnelle, traverse le désert du...
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