Le député Robert Ghanem a mis en garde hier, depuis le Parlement, contre le risque que court tout président de la République qui serait élu au suffrage universel « de perdre ainsi l'autorité qu'il tient du pacte national » ainsi que sa qualité de « symbole de l'unité nationale ».
« On touche là à des constantes intangibles », a ajouté M. Ghanem. Il s'agit d'un « renversement complet » du système politique, par l'introduction du principe « de la démographie et du nombre ».
« Ce serait saper la sagesse et le régime à l'ombre duquel nous vivons », a-t-il affirmé, et « le principe de l'égale représentativité de toutes les communautés » indépendamment de leur importance démographique, que cette élection se fasse en un ou deux temps.
Une réaction identique a été enregistrée chez le député Joseph Maalouf, membre du bloc parlementaire des Forces libanaises. Pour lui aussi, l'élection du président de la République au suffrage universel est « un renversement de la Constitution et du système politique ».
Le député a mis en doute l'objectif des députés du CPL, en proposant ce projet d'amendement constitutionnel. « Sont-ils vraiment persuadés que leur proposition convient à la situation politique actuelle, ou leur objectif n'est-il qu'un moyen de détourner l'attention du blocage de la présidentielle ? » s'est-il interrogé.
Le député a appelé à une entente entre des Libanais attachés à leur terre, en vue de traverser une période critique de la vie de leur pays « aux moindres frais » politiques et sociaux.
Liban
Ghanem : Le pacte national est indépendant de la loi du nombre
OLJ / le 26 août 2014 à 00h00


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