La manifestation à l'appel du Comité de coordination syndicale (CCS) pour l'adoption de la nouvelle grille des salaires a débuté mardi matin place Riad el-Solh, dans le centre de Beyrouth.
Le CCS organise régulièrement des sit-in, des grèves et des manifestations et boycotte la correction des examens officiels pour réclamer que la nouvelle échelle des salaires soit approuvée par le Parlement.
Le chef du syndicat des enseignants du secteur privé, Nehmé Mahfoud, a appelé les responsables politiques à protéger les syndicats, "qui représentent l'unité des Libanais". Il a par ailleurs fustigé les menaces et intimidations subies par certains enseignants.
M. Mahfoud a réitéré le refus des enseignants de corriger les examens officiels sans vote de la grille des salaires.
La grille des salaires réclamée par le CCS prévoit une augmentation de 121% avec effet rétroactif. Le gouvernement, appuyé en cela par la plupart des blocs parlementaires ainsi que par les experts économiques, notamment le gouverneur de la Banque du Liban et des organismes internationaux, soulignent qu'une telle hausse des salaires entraînerait inéluctablement l'économie nationale dans la faillite et dans un scénario semblable à celui qu'a connu la Grèce.
Les blocs parlementaires et les experts économiques suggèrent qu'un éventuel réajustement des salaires ne soit avalisé que lorsque les recettes adéquates seront assurées, l'augmentation devant en outre être échelonnée sur deux ou trois ans. Les syndicats refusent toutefois un tel échelonnement.
Le chef du syndicat des enseignants du secteur privé, Nehmé Mahfoud, a appelé les responsables politiques à protéger les syndicats, "qui représentent l'unité des Libanais". Il a par ailleurs fustigé les menaces et intimidations subies par certains enseignants.
M. Mahfoud a réitéré le refus des enseignants de corriger les examens officiels sans vote de la grille des salaires.
La grille des salaires réclamée par le CCS...

