Les évêques maronites ont exprimé mercredi leur soutien à l'armée libanaise dans son combat contre les jihadistes à Ersal (Békaa), et ont, de nouveau, appelé à élire un président de la République sans plus tarder.
Dans un communiqué publié à l'issue de leur réunion mensuelle au siège patriarcal d'été de Dimane, les évêques maronites ont soutenu « l'appel du patriarche à élire un président de la République ». Le Liban est sans président depuis le 25 mai, 9 séances ayant échoué à élire un successeur à Michel Sleiman. Une dixième séance est prévue le 12 août. « La démocratie est un don, mais celle-ci provoque l'indignation si elle aboutit à des blocages persistants », ont ainsi estimé les évêques maronites.
Par ailleurs, les évêques se sont dits « lourdement affligés » par les événements de Ersal, alors que l'armée affronte les jihadistes dans la région depuis samedi. Les évêques ont ainsi exprimé « leur soutien total à l'armée libanaise », soulignant leur confiance en l'institution militaire, et appelant les Etats amis à la soutenir aussi.
Au niveau social et économique, les évêques ont exprimé leur « inquiétude quant à la situation économique dégradée », tout en accordant leur « attention aux fonctionnaires et employés », mais regrettant « la prise en otage des étudiants ». Le dossier du financement de la grille des salaires des fonctionnaires du secteur public reste bloqué, le Comité de coordination syndicale (CCS) exprimant le refus des enseignants de corriger les examens, bloquant ainsi la rentrée universitaire de milliers de bachelier libanais. Les évêques ont appelé « l'Etat à délivrer les étudiants avant que ce ne soit trop tard ».
Au niveau régional, le Conseil des évêques a dénoncé « le terrorisme contre les chrétiens et certaines minorités en Irak, notamment à Mossoul (Irak) et à Hassaka (Syrie), et appelé la communauté internationale à agir contre ces crimes contre l'humanité. Depuis le 9 juillet, les chrétiens d'Irak sont persécutés et poussés à un exode inédit par les jihadistes, tandis qu'en Syrie, ils souffrent de la guerre qui dure depuis 2011.
Les évêques ont enfin dénoncé « la machine de guerre israélienne à Gaza » en référence à l'offensive israélienne contre ce territoire palestinien. « Il n'y aura pas de solution sans la consécration des droits du peuple palestinien à un Etat, avec Jérusalem pour capitale », ont estimé les évêques maronites.
Dans un communiqué publié à l'issue de leur réunion mensuelle au siège patriarcal d'été de Dimane, les évêques maronites ont soutenu « l'appel du patriarche à élire un président de la République ». Le Liban est sans président depuis le 25 mai, 9 séances ayant échoué à élire un successeur à Michel Sleiman. Une dixième séance est prévue le 12 août. « La démocratie est un don, mais celle-ci provoque l'indignation si elle aboutit à des blocages persistants », ont ainsi estimé les évêques maronites.
Par ailleurs, les évêques se sont dits « lourdement affligés » par les événements...


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