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Air Algérie: l'épave localisée grâce à un drone français

La zone où se trouve l'épave de l'avion d'Air Algérie, disparu avec 116 personnes à bord, dont une vingtaine de Libanais, a été repérée grâce à un drone d'observation français Reaper, basé à Niamey (Niger), a-t-on appris vendredi matin auprès du ministère de la Défense.

La présidence française avait annoncé auparavant que l'épave "désintégrée" avait été localisée durant la nuit dans la région de Gossi au Mali, "à proximité de la frontière du Burkina Faso". La zone a été survolée par le drone de nuit sur la base d'une information fournie par les autorités du Burkina, a précisé le ministère de la Défense. Des militaires français à bord d'hélicoptères venus de la base de Gao, dans le nord du Mali, se sont ensuite rendus sur le site vers 02H00 (00H00 gmt) et ont "formellement identifié l'appareil".

Un détachement terrestre d'une centaine de soldats français à bord d'une trentaine de véhicules a quitté Gao de nuit pour se rendre sur les lieux, où il était attendu vendredi matin. Les militaires devront "sécuriser la zone", recueillir des éléments utiles à l'enquête, ainsi que les corps des passagers, selon la même source.

L'armée de l'Air française dispose à Niamey de deux drones Reaper, acquis fin 2013 aux États-Unis. Des avions de combat Mirage 2000, basés à N'Djamena et Niamey, ont également participé jeudi à la recherche de l'épave. Gossi se trouve à environ 100 km au sud-ouest de Gao, la plus grande ville du nord du Mali. Jeudi soir, un responsable burkinabè avait annoncé que l'appareil s'était écrasé dans cette zone, "à 50 km au nord de la frontière" du Burkina Faso. L'armée française compte actuellement environ 1.600 soldats au Mali, en majorité sur la base de Gao, dans le cadre de l'opération Barkhane, qui a succédé à Serval pour lutter contre les groupes islamistes armés dans la région.

L'Algérie, le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont participé aux recherches dans une vaste zone autour de Gao. Selon Air Algérie, l'avion avait décollé de Ouagadougou, avec plus de 110 passagers et six membres d'équipage, à destination d'Alger dans la nuit de mercredi à jeudi. Il a disparu des écrans radar cinquante minutes après son décollage. Au départ, il transportait notamment 50 Français (51 selon le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius) dont une famille de sept personnes, les parents, quatre enfants et un neveu. Il y avait également 24 Burkinabè, vingt Libanais, six Algériens, six Espagnols (les membres de l'équipage), cinq Canadiens (dont quatre membres d'une même famille) quatre Allemands et deux Luxembourgeois. A son bord se trouvaient aussi un Belge, un Camerounais, un Egyptien, un Malien, un Nigérien, un Roumain, un Suisse, un Ukrainien et "trois nationalités en cours de recherche".

La zone où se trouve l'épave de l'avion d'Air Algérie, disparu avec 116 personnes à bord, dont une vingtaine de Libanais, a été repérée grâce à un drone d'observation français Reaper, basé à Niamey (Niger), a-t-on appris vendredi matin auprès du ministère de la Défense.
La présidence française avait annoncé auparavant que l'épave "désintégrée" avait été localisée durant la nuit dans la région de Gossi au Mali, "à proximité de la frontière du Burkina Faso". La zone a été survolée par le drone de nuit sur la base d'une information fournie par les autorités du Burkina, a précisé le ministère de la Défense. Des militaires français à bord d'hélicoptères venus de la base de Gao, dans le nord du Mali, se sont ensuite rendus sur le site vers 02H00 (00H00 gmt) et ont "formellement identifié...