Le Premier ministre s’est entretenu hier avec le ministre des Télécommunications, Boutros Harb. Photos Dalati et Nohra
Le Premier ministre Tammam Salam s'est entretenu hier, au Grand Sérail, de la situation gouvernementale avec le ministre des Télécommunications, Boutros Harb.
M. Harb a affirmé à l'issue de la réunion : « Avec la crise du Conseil des ministres et pour que le pays ne soit pas dans le vide total, il est impératif de réfléchir à de nouvelles idées pour franchir cette étape afin de permettre au Conseil des ministres d'effectuer son travail. J'ai discuté avec M. Salam de diverses idées et cela dans le but de sortir de l'impasse, de trouver une solution et de parvenir à un consensus pour dynamiser le Conseil des ministres. »
M. Harb a aussi indiqué qu'il a examiné avec M. Salam la décision de ce dernier de s'abstenir de convoquer le Conseil des ministres. « Il existe des avantages et des désavantages à cette décision. Il faudrait peut-être repenser cette décision, surtout que le Conseil des ministres se tient dans le but d'être à l'écoute des besoins des citoyens. Il ne faut pas baisser les bras », a-t-il dit.
« Il convient de trouver toujours une issue pour préserver les institutions. Le pays fait face à un vide présidentiel. Il ne faut pas, à cause de certaines prises de position, paralyser les autres institutions, car cela se répercutera négativement sur les intérêts du Liban surtout que le pays passe par une période délicate, notamment en ce qui concerne le dossier des réfugiés syriens, la guerre dans la région avec l'apparition de l'EIIL et l'offensive israélienne sur Gaza », a-t-il noté. Et le ministre de poursuivre : « Pour faire face à tous ces dangers, il est inadmissible que les Libanais ne trouvent pas une personne qui les représente à la tête de l'État. »
Le ministre des Télécommunications a également souligné qu'il « relève de notre devoir, en tant que forces politiques présentes sur le terrain, de coordonner nos efforts afin de trouver une solution et garder opérationnel le Conseil des ministres ». « Il faut aussi respecter la Constitution et élire un président de la République », a-t-il martelé.
À la question de savoir si M. Salam invitera à la tenue prochaine du Conseil des ministres, M. Harb a souligné que « le Premier ministre donne la priorité à ce dossier. C'est un homme patient et sage ; c'est à lui d'inviter à un Conseil des ministres et c'est à lui de décider de l'agenda de la réunion. Il prendra la décision adéquate ».
M. Salam s'est également entretenu, tour à tour, avec le ministre des Affaires sociales Rachid Derbas, le commandant en chef de l'armée le général Jean Kahwagi et la journaliste May Chidiac.


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