La réunion du secrétariat général du 14 Mars, hier, à Achrafieh. Photo ANI
Le secrétariat général du 14 Mars a tenu hier en son siège d'Achrafieh sa réunion hebdomadaire sous la présidence du coordinateur du secrétariat général, l'ancien député Farès Souhaid, et en présence du député Marwan Hamadé et de MM. Élias Abou Assi, Sassine Sassine, Naoufal Daou, Youssef Doueihi, Rouba Kabbara, Assaad Béchara, Mohammad Harfouche, Ardim Nanajian, Nadi Ghosn, Charles Jabbour, Eddy Abillamaa et Walid Fakhreddine.
À l'issue de la réunion, Farès Souhaid a donné lecture d'un communiqué soulignant qu'à l'occasion de la commémoration de la guerre de juillet 2006, le 14 Mars « suit avec inquiétude les développements en cours à Gaza et se déclare solidaire de la population de cette région qui résiste face à la machine meurtrière israélienne ». Exprimant l'espoir que le peuple palestinien pourra bénéficier d'une « initiative internationale qui préservera ses droits, à l'instar de ce qui s'était produit au Liban et qui avait abouti à la résolution 1701 », le 14 Mars a réaffirmé son « appui total aux légalités libanaise et internationale, ainsi qu'à celle de l'armée libanaise, seule responsable de l'application de la 1701 et seule responsable de la sécurité des frontières, toutes les frontières, avec Israël, au Sud, et avec la Syrie, à l'Est et au Nord ». « Il est inconcevable que la mission de protection du Liban soit partagée entre l'armée et une quelconque organisation paramilitaire », souligne le 14 Mars.
Et le communiqué de poursuivre : « Le secrétariat général des forces du 14 Mars stigmatise la position du Hezbollah qui prétend être en charge d'une nouvelle mission, celle de préserver les frontières avec la Syrie. Il demande au Hezbollah de se retirer totalement des combats qui se déroulent en Syrie. Il réaffirme que la sécurité du Liban et de ses frontières relève de la responsabilité de l'État et non pas de celle d'une milice, qu'elle soit partisane ou confessionnelle. »
En conclusion, le secrétariat général a demandé aux ministres du 14 Mars au sein du gouvernement de faire preuve, à nouveau, de vigilance face aux ministres du 8 Mars, soulignant que nulle considération ne doit prévaloir sur l'élection du président de la République.
Par ailleurs, en réponse aux questions des correspondants de presse, le coordinateur du secrétariat général du 14 Mars a lancé un véritable cri d'alarme, mettant en garde contre un surcroît de retard dans l'élection du président. M. Souhaid a souligné que jusqu'à présent, le Liban a réussi, à l'ombre d'une conjoncture régionale explosive, à préserver « un minimum de filets de sécurité, à savoir le gouvernement, le Parlement et la décision internationale d'empêcher que ce qui se passe en Syrie et en Irak se répète au Liban ». « Tout retard supplémentaire dans l'élection du président de la République provoque la chute des garanties et risque de replonger le Liban dans la guerre civile, a déclaré Farès Souhaid. De ce fait, l'élection d'un président de la République n'est plus uniquement un problème constitutionnel, politique et national, mais elle est aussi liée à la garantie de la sécurité du Liban. Si le président n'est pas élu, les filets de sécurité qui tiennent bon jusqu'à présent risquent de tomber sous le poids des développements dramatiques dans la région », a conclu M. Souhaid.


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Même quand président il y a, le filet de sécurité n'est pas très efficace, nous le constatons depuis des décennies. Mais il est vrai que cette vacation qui perdure arrange surtout ceux qui l'entretiennent, c'est-à-dire le Hezbollah et ses complices, car sans chef d'Etat, qu'il soit compétent ou pas, toutes les dérives sont ouvertement permises.
11 h 29, le 17 juillet 2014