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Culture - Accrochage

Le dragon dans les arts du Vietnam au Musée Guimet

L’affiche de l’exposition.

De l'âge du bronze au Ve siècle avant notre ère, jusqu'aux fastes de la dynastie royale des Nguyên (1802-1945), le Musée Guimet, à Paris, propose, à partir d'aujourd'hui et jusqu'au 15 septembre, une exposition sur la représentation du dragon dans les arts du Vietnam, où il occupe une place privilégiée.
«Le dragon, animal totémique et protecteur, est né du crocodile et du serpent. En Occident, cet animal qui crache du feu et symbolise le démon est lié au mal», a expliqué lundi à l'AFP Pierre Baptiste, commissaire de l'exposition organisée par l'Institut français, le Musée national des arts asiatiques Guimet et le Musée national d'histoire du Vietnam.
«Au Vietnam, comme dans le monde chinois en général, il est bénéfique comme inquiétant. Il régit l'eau, l'inondation, comme la sécheresse, la pluie, le beau temps, a-t-il poursuivi. Dans ces pays où la régulation des fleuves est importante, c'est un animal dont le rôle est devenu fondamental et lié à celui du roi ou de l'empereur. »
Dans cette exposition chronologique, la représentation du dragon est un prétexte pour évoquer les arts du Vietnam, du Ve siècle avant notre ère jusqu'à 1945 et l'abdication du dernier empereur, Bao Dai, au profit du Viet-Minh.
Au début du parcours, on découvre les premières représentations des ancêtres des dragons, les «protodragons»: serpents enroulés, crocodiles menaçants ou encore animaux aquatiques gravés sur des armes de bronze et vases à alcool trouvés dans les tombes des chefs de tribu, dans le delta du fleuve Rouge.
Viennent ensuite des modèles funéraires de fermes fortifiées en terre cuite à l'époque de la domination chinoise (Ier et IIIe siècle), des jarres en bronze et céramique et les premiers dragons en bronze, sur un support de lampe ou un brûle-parfum montrant un personnage immortel chevauchant la bête de légende.
L'exposition se poursuit par la présentation d'une série de céramiques vietnamiennes à décor bleu et blanc (XVe et XVIe siècle).
Puis le visiteur est accueilli dans un sanctuaire bouddhique par une immense statue de Bodhisattva Avalokitesvara à mille bras (époque Lê/Nguyên) qui symbolise la compassion infinie, une des principales vertus bouddhiques.
À découvrir également, des ornements de toiture en terre cuite grise datant du XVIIIe siècle, en parfait état de conservation, et des pièces du trésor de la dynastie des Nguyên, sorties pour la première fois du musée de Hanoï, comme un sceau de l'empereur Gia Long (1820), en or massif, où le dragon plante ses griffes dans une base carrée, symbole de la terre et du pouvoir
impérial.

De l'âge du bronze au Ve siècle avant notre ère, jusqu'aux fastes de la dynastie royale des Nguyên (1802-1945), le Musée Guimet, à Paris, propose, à partir d'aujourd'hui et jusqu'au 15 septembre, une exposition sur la représentation du dragon dans les arts du Vietnam, où il occupe une place privilégiée.«Le dragon, animal totémique et protecteur, est né du crocodile et du serpent. En Occident, cet animal qui crache du feu et symbolise le démon est lié au mal», a expliqué lundi à l'AFP Pierre Baptiste, commissaire de l'exposition organisée par l'Institut français, le Musée national des arts asiatiques Guimet et le Musée national d'histoire du Vietnam.«Au Vietnam, comme dans le monde chinois en général, il est bénéfique comme inquiétant. Il régit l'eau, l'inondation, comme la sécheresse, la pluie, le beau...
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