Eugénie Bouchard, la « génie » canadienne, et Petra Kvitova, la « revenante » tchèque. Glyn Kirk/AFP
Novak Djokovic, sans être à son meilleur niveau, a maîtrisé la fougue du jeune Grigor Dimitrov pour décrocher hier sa troisième finale à Wimbledon au terme d'un match assez inégal. Sur le court central baigné de soleil, le n° 2 mondial n'a pas été impressionnant, mais a pu s'appuyer sur son expérience pour faire plier l'outsider du tournoi, encore un peu tendre dans les moments-clés, en quatre manches 6-4, 3-6, 7-6 (7/2), 7-6 (9/7). Sous les yeux de sa compagne, Maria Sharapova, et de l'acteur anglais Jude Law, Dimitrov a semblé flancher mentalement dans la quatrième manche. Et Djokovic en a profité, trouvant les ressources pour se sortir d'une mauvaise passe et finalement abréger la partie.
Djokovic affrontera demain Roger Federer, n° 4 mondial, qui a éliminé hier également Milos Raonic (6-4, 6-4, 6-4) et tentera de décrocher son 8e titre à Wimbledon. Mais « Djoko » sera doublement motivé demain : un succès lui permettrait de récupérer la place de n° 1 mondial. Pour Djokovic et Federer, il s'agira de la revanche de la finale de l'US Open en 2007, du temps où Federer dominait de la tête et des épaules le tennis mondial.
Parallèlement chez les dames, la Tchèque Petra Kvitova, titrée sur le gazon londonien en 2011 à la surprise générale, est la dernière à se dresser sur la route de la talentueuse Canadienne de 20 ans Eugénie Bouchard, néophyte à ce niveau, aujourd'hui en finale. Le public londonien ne devrait pas hésiter longtemps avant de trouver sa favorite entre l'austère fille de Bilovec et le minois souriant de l'enfant de Montréal.
« Génie » Bouchard, un an après s'être inclinée à Wimbledon au 3e tour, a désormais d'autres armes en magasin. Déjà entrée dans l'histoire du Canada en devenant le premier représentant de son pays à atteindre la finale en grand chelem, la demoiselle, qui se défend de n'être qu'une nouvelle copie des « poupées russes » mises en avant par la WTA, sera quoi qu'il arrive 7e au classement mondial lundi.
La Tchèque a, elle, déjà goûté aux joies de la victoire en grand chelem en dominant Maria Sharapova il y a trois ans sur le Central. Depuis, la gauchère de 24 ans est retombée dans un certain anonymat, sans jamais quitter le top 10 mondial pour autant. Vainqueur de 11 titres, la future 4e mondiale n'avait accédé à aucune finale jusque-là cette saison. Spécialiste de l'herbe, grosse serveuse avec déjà 38 aces (record du tournoi), son tennis est revenu au meilleur moment.
Les deux adversaires se connaissent peu. Kvitova a remporté sèchement leur unique confrontation en 2013 à Toronto (6-3, 6-2) sur terrain dur.
(Source : AFP)


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