Pour combattre Daech, il faut lutter contre les régimes autoritaires qui alimentent la rhétorique de ce groupe

Daech et l’argent

OLJ
30/06/2014

Le financement de Daech est de plusieurs natures, estime Dominique Thomas. Sur le peu d'informations recoupées dont on dispose, Daech a décuplé sa capacité financière grâce à la conquête des zones territoriales réalisées en Syrie et depuis quelques semaines en Irak. « Le contrôle des points de passage avec la Turquie, le contrôle de certains circuits économiques dans la Jazira syrienne, le contrôle de quelques puits de pétrole et de raffineries constituent pour cette organisation une rente de guerre importante. Ensuite, des fonds privés locaux émanant de partisans de ce groupe représentent aussi une part importante. On ne connaît pas d'État qui finance l'EIIL, mais les combattants étrangers qui ont rejoint le groupe ont également apporté avec eux quelques sommes pour contribuer à son financement », ajoute M. Thomas.
« On parle d'une trésorerie qui avoisinerait les 2 milliards de dollars, ce qui en ferait l'organisation terroriste la plus riche de l'histoire », explique pour sa part Raphael Lefevre, ajoutant qu'avec la prise de Mossoul, Daech a dévalisé la Banque centrale et dépouillé les quartiers généraux de l'armée irakienne. « Mais Daech a aussi pu obtenir l'appui de particuliers qui partagent son agenda idéologique, notamment dans le Golfe, où sa tentative d'établir un califat et sa croisade contre les chiites irakiens répondent certainement aux attentes d'individus radicalisés », estime-t-il.

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