« Neymar ! Neymar ! » ont chanté les 69 000 supporteurs du stade Mané Garrincha de Brasilia pour remercier leur idole, auteur d'une performance exceptionnelle face au Cameroun (4-1) qui permet à la Seleçao de terminer première du groupe (A) et de retrouver le Chili en huitièmes de finale. Le Brésil devance le Mexique, vainqueur de la Croatie (3-1), à la différence de buts (5 contre 3). La Seleçao a ainsi évité les vice-champions du monde, les Pays-Bas, devenus un des grands favoris de la compétition, et qui les avaient éliminés du Mondial 2010.
Mais le sélectionneur Luiz Felipe Scolari sait qu'il doit une fière chandelle à sa star Neymar. Car la victoire sans appel a été plus longue à se dessiner que le score ne l'indique. Neymar est au sommet de sa forme et de son art. Et ceux qui critiquent les prestations européennes du jeune joueur du Barça sont obligés de reconnaître qu'il s'agit plus que d'un phénomène de mode. À 22 ans, il porte le Brésil sur ses épaules. Dans la capitale brésilienne aux lignes parfaites construite par Oscar Niemeyer, c'est lui qui a tracé la victoire. Ambidextre, Neymar, qui avait marqué du gauche le premier but contre la Croatie, est le meilleur buteur du Mondial avec ses deux doublés lors du match. Un festival salué par le titre de meilleur joueur du match. Scolari l'a ménagé en le sortant à 20 minutes du coup de sifflet final.
Scolari a insisté après la rencontre sur le fait que son équipe « monte en puissance ». Elle a encore des progrès à faire mais avec son lutin, Neymar, tout est possible.
Un duel prometteur
De son côté, le Mexique s'est qualifié pour les huitièmes de finale en dominant (3-1) sur le tard une équipe croate indisciplinée, à Recife, grâce à son capitaine Rafael Marquez, exemplaire et décisif. Deuxième du groupe A derrière le Brésil, le Mexique retrouvera sur sa route l'impressionnante armada offensive des Pays-Bas, dimanche prochain à Fortaleza (19h00 à Beyrouth). Le duel promet d'être spectaculaire entre ces deux « écoles » du football au jeu attrayant, qui ne se sont rencontrés qu'une seule fois en Coupe du monde (2-2 en poules au Mondial 1998).
Luka Modric d'un côté, Giovani Dos Santos de l'autre : la « finale » d'accession aux huitièmes qui opposait la Croatie et le Mexique promettait elle aussi du spectacle entre deux formations réputées pour leur engagement et leur technicité. Malheureusement, les occasions de but se sont faites plus rares que les fautes commises par les deux camps, qui ont souvent confondu stade de foot et champ de bataille. Le remarquable match nul (0-0) obtenu mardi dernier face au Brésil, après sa victoire sur le Cameroun en ouverture (1-0) plaçait le Mexique dans une dynamique favorable. Avec 4 points au compteur, contre 3 pour ses adversaires, El Tri pouvait se satisfaire d'un nouveau match nul pour s'offrir un ticket en huitièmes pour la sixième fois consécutive. À l'inverse, la survie des Croates ne tenait qu'à une victoire.
Le directeur de jeu n'a pas non plus été exempt de tout reproche, lui qui a « oublié » de siffler un penalty flagrant à l'heure de jeu sur une main dans la surface de Srna, le capitaine croate, qui a stoppé une frappe de Guardado à la 64e minute de jeu. Sur la même action, Javier Hernandez, entré deux minutes plus tôt, s'est écroulé après avoir été, semble-t-il, accroché par un Croate.
(Source : AFP)

