L'opposition koweïtienne a déclaré la guerre à la corruption en soutenant, lors d'une manifestation tardive mardi, que des milliards de dollars avaient été dilapidés par d'anciens responsables du gouvernement.
"La véritable guerre contre la corruption va commencer après ce rassemblement et ne prendra fin qu'en cas de victoire contre les forces de la corruption", a déclaré l'un des leaders de l'opposition Musallam al-Barrak devant des milliers de manifestants.
Barrak, un ex-député, a affirmé que certains anciens responsables du richissime Etat pétrolier ont détourné environ 50 milliards de dollars et ont déposé cet argent dans plusieurs banques étrangères dont des banques israéliennes.
Pour étayer ses accusations, M. Barrak a montré à l'aide d'un écran géant ce qu'il a affirmé être des documents attestant ses dires.
La manifestation, la première organisée cette année à l'appel de l'opposition, a attiré des milliers de Koweïtiens qui ont bravé la chaleur, en dépit de l'heure tardive, et ont chaudement applaudi les discours des opposants.
M. Barrak a mis au défi le gouvernement de confier à une firme d'audit international, l'enquête sur les cas de corruption dont il a accusé d'anciens responsables.
A la fin de son discours, M. Barrak a affirmé ne pas avoir peur de mourir, allant jusqu'à exhiber devant les manifestants un morceau de tissu blanc, représentant un linceul.
Jamaan al-Harbash, un ancien élu islamiste a comparé, dans son discours, la corruption à une "forme de haute trahison".
Avec cette manifestation, le Koweït semble à nouveau sur le point de glisser dans la tourmente après des mois de calme dans les disputes politiques récurrentes entre les pouvoirs exécutif et législatif.
Le pays a connu des rumeurs de coup d'Etat. Deux journaux qui ont relayé cette information ont été suspendus pendant 19 jours.
Trois députés ont démissionné fin avril après que le refus du Parlement d'interroger le Premier ministre sur ces rumeurs. Deux autres ont suivi, peu après.
Deux ministres ont également quitté le gouvernement formé en août dernier et remanié en janvier.
L'opposition a appelé en avril à des réformes démocratiques avec des partis reconnus et un gouvernement issu de la majorité parlementaire, ce qui limiterait les pouvoirs de la famille princière des Al-Sabah qui règne sur le pays depuis plus de 250 ans.
Le pays a traversé de la mi-2006 jusqu'à 2013 une période de turbulences politiques qui a vu la démission d'une dizaine de gouvernements et la dissolution de six Parlements.
"La véritable guerre contre la corruption va commencer après ce rassemblement et ne prendra fin qu'en cas de victoire contre les forces de la corruption", a déclaré l'un des leaders de l'opposition Musallam al-Barrak devant des milliers de manifestants.
Barrak, un ex-député, a affirmé que certains anciens responsables du richissime Etat pétrolier ont détourné environ 50 milliards de dollars et ont déposé cet argent dans plusieurs banques étrangères dont des banques israéliennes.Pour étayer ses accusations, M. Barrak a montré à l'aide d'un écran géant ce qu'il a affirmé être des documents attestant ses...

