LBJ en a fait voir de toutes les couleurs à ses adversaires, et notamment à son garde du corps attitré, Kawhi Leonard, sorti pour six fautes en fin de partie. Andy Lyons/AFP
Oubliés les quolibets, moqueries sur Internet et autres critiques : « King James » est redevenu le roi avec 35 points, dix rebonds et son autorité retrouvée.
La climatisation du AT&T Centre réparée et le risque de crampes écarté, la star de Miami a fait grimper la température dans cette réédition de la finale 2013 remportée par le Heat en sept matches au terme d'un scénario rocambolesque.
Miami a fait le break en s'imposant sur le parquet des Spurs qui restaient sur huit victoires de suite devant leur public avec un écart minimal de 15 points !
Les joueurs de Gregg Popovich n'ont jamais été en mesure de faire leur loi dans une rencontre restée indécise jusqu'au bout.
Et lorsque San Antonio a cru tenir la victoire en prenant onze points d'avance dans le 2e quart-temps, James a surgi pour ramener son équipe dans la rencontre en inscrivant trois paniers de suite.
C'est encore James qui a fait la passe décisive à Chris Bosh (18 pts), complètement démarqué pour inscrire un panier primé capital à un peu plus d'une minute de la fin (95-93).
Défaite mortelle ?
Enfin, le quadruple MVP, aussi remonté en défense qu'en attaque, a contrarié le meneur français des Spurs Tony Parker (21 pts, 7 passes) en détournant un ballon crucial en touche.
« Il fallait être costaud et intraitable en défense et en attaque. J'ai la chance d'avoir des coéquipiers qui croient en moi », a expliqué James qui a inscrit 14 paniers sur 22 tentés en 38 minutes de jeu.
« LeBron a fait un grand match et nous n'avons jamais trouvé la bonne réponse pour le contrer. Et comme en plus, on a pris de mauvaises décisions dans les dernières minutes », a regretté Popovich.
La victoire du Heat s'explique aussi par le manque de réalisme des Spurs (11 ballons perdus, 42,9 % de réussite au tir).
Symboles de la faillite de la franchise texane, ces quatre lancers francs consécutifs ratés par Parker et Tim Duncan, auteur du 157e « double double » (18 pts, 15 rbds) de sa carrière en play-offs. « On était en bonne position pour gagner ce match, mais on n'a pas su se mettre hors d'atteinte », a regretté le Français qui convoite un quatrième titre NBA.
« Il va falloir retrouver notre meilleur basket pour remporter ce titre », a-t-il prévenu.
« Quand on laisse passer sa chance comme cela contre une équipe comme Miami, cela peut être mortel », a fait remarquer l'Argentin Manu Ginobili.
Un succès d'autant plus précieux qu'à 2-0, San Antonio aurait déjà pu poser une main sur le trophée Larry O'Brien. Mener 2-0 dans le cadre des finales NBA est en effet synonyme de titre dans 90,3 % des cas ! Seules trois équipes sont parvenues à remporter le titre après avoir perdu les deux premiers matches des finales : Boston contre les Lakers en 1969, Portland contre Philadelphie en 1977 et Dallas contre... Miami, en 2006. Rappelons que les Spurs avaient déjà remporté le Game 1 lors des finales 2013, avant de perdre le deuxième match.
La finale 2014 se déplace désormais à Miami pour deux matches mardi et jeudi qui pourraient changer complètement la donne.
(Sources : agences)

