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Moyen Orient et Monde

Au monastère, juste deux sacs de voyage, avec un ours en peluche qui dépasse...

« Les enfants crient et pleurent dès que commencent les bombardements. Nous avons passé la nuit dans la cave. Combien de temps peut-on vivre comme ça ? » raconte Elena, arrivée au monastère de Sviatoguirsk pour échapper aux combats à Slaviansk. Place forte des séparatistes prorusses, Slaviansk, ville de 110 000 habitants, est encerclée par les forces ukrainiennes. Les tirs des mortiers et de l'artillerie des forces loyalistes ont fait de nombreux morts et blessés parmi la population civile au cours des dernières semaines.
Elena, 35 ans, est arrivée samedi avec son fils de 4 ans devant les portes du monastère orthodoxe de la Dormition à Sviatoguirsk, à 25 km de Slaviansk. Pour tout bagage, deux sacs de voyage, avec un ours en peluche qui dépasse. Avec elle, trois autres femmes et quatre enfants descendent d'un minibus des services médicaux d'urgence de Slaviansk. « S'il n'y avait pas mon fils, je serais restée là-bas. Mais les enfants sont très perturbés par le fait d'aller dans la cave pour se protéger des bombardements et d'entendre tout le temps des explosions, poursuit Elena. Ça tirait encore quand nous avons quitté la ville. » Les responsables de ce monastère ont annoncé il y a quelques jours être prêts à accueillir des réfugiés. Les réfugiés sont nourris et logés aussi longtemps qu'ils le souhaitent, a annoncé le monastère. « Il faut de l'argent pour le voyage. Moi je n'en ai pas. Cela fait un mois que je ne travaille plus. Quel travail peut-il y avoir quand on nous bombarde tout le temps ? » déclare Svetlana, une jeune mère de famille arrivée de Slaviansk avec Elena. Ilya, 10 ans, essaye de montrer qu'il est déjà grand et affirme : « On s'habitue aux tirs, on ne fait plus attention comme au début, même si ça fait toujours peur. »
Elena et ses amies parlent avec beaucoup d'émotion des dernières semaines passées à Slaviansk : « Il fallait qu'on s'en aille. Il y a eu des enfants tués, d'autres grièvement blessés. Une jeune fille a eu la main arrachée. On n'a pas toujours le temps de se mettre à l'abri quand commencent les bombardements et les obus tombent n'importe où. »

« Les enfants crient et pleurent dès que commencent les bombardements. Nous avons passé la nuit dans la cave. Combien de temps peut-on vivre comme ça ? » raconte Elena, arrivée au monastère de Sviatoguirsk pour échapper aux combats à Slaviansk. Place forte des séparatistes prorusses, Slaviansk, ville de 110 000 habitants, est encerclée par les forces ukrainiennes. Les tirs des mortiers et de l'artillerie des forces loyalistes ont fait de nombreux morts et blessés parmi la population civile au cours des dernières semaines.Elena, 35 ans, est arrivée samedi avec son fils de 4 ans devant les portes du monastère orthodoxe de la Dormition à Sviatoguirsk, à 25 km de Slaviansk. Pour tout bagage, deux sacs de voyage, avec un ours en peluche qui dépasse. Avec elle, trois autres femmes et quatre enfants descendent d'un minibus...
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