Sport

La construction culturelle et sociale dans le sport au cœur du débat à l’Université antonine

OLJ
31/05/2014 | 00h00

Sous le titre la « Construction culturelle et sociale dans le sport », l'Institut d'éducation physique et sportive (IEPS) de l'Université antonine (UA) a organisé une table ronde, au campus principal à Hadeth-Baabda. Inspirée de la controverse suscitée par la publication des photos de Jackie Chamoun alors qu'elle représentait le Liban aux JO de Sotchi, la table ronde a rassemblé MM. Philippe Liotard enseignant-chercheur à l'Université Claude-Bernard Lyon 1, Antonio Souto, enseignant à l'UA, ainsi que le Dr Pamela Chrabieh et Mme Zeina Mina, directrice de l'IEPS.
Étaient présents le RP Joe Bou Jaoudé, secrétaire général de l'UA, M. Antoine Yaziji, vice-recteur aux affaires académiques et aux relations internationales, ainsi qu'une foule de directeurs et d'enseignants.
Alors que la construction du genre et les rapports sociaux de sexe dans le sport étaient au cœur de l'intervention du chercheur Philippe Liotard, les rapports entre le sport et l'homosexualité ont constitué l'axe sur lequel M. Antonio Souto est revenu. Ce dernier a en effet estimé que si l'homosexualité n'est pas ignorée de la recherche spécifique au sport d'autant que les recherches françaises en sociologie du sport ont été fécondes depuis les années 70 et montrent les différentes formes d'inégalités culturelles produites et reproduites par les sports, il n'empêche que les rapports entre le sport et l'homosexualité est un champ resté relativement silencieux contrairement aux travaux nord-américains florissants depuis les années 80.
Revenant sur les définitions de l'être femme au Liban, le Dr Pamela Chrabieh a quant à elle indiqué que plusieurs causes sont à l'origine de cette perception de la femme, dont plus particulièrement le système et la mentalité du patriarcat, les interprétations religieuses conservatrices, les perturbations de l'image du corps ainsi que le mâle gaze. Elle a par ailleurs tenu à préciser que tant que la femme libanaise n'est pas considérée en son entièreté, objet non sujet, on ne peut pas parler de véritable avancée des droits des femmes, ni de développement positif de la société libanaise qui s'automutile de sa moitié.
Pour sa part, Mme Zeina Mina, directrice de l'IEPS, s'est attardée sur les réalités de la gouvernance sportive au Liban.
Rappelant que le secteur du sport, qui est contrôlé par l'État, se caractérise entre autres par la centralisation des compétences sportives au niveau des fonctionnaires de l'État, l'influence du système communautaire et le manque d'institutions régulatrices, elle a considéré que les problèmes qui ont émergé avec le cas de Jackie Chamoun sont d'ordres sociologique et politique, et s'appuient surtout sur les fausses représentations du sport au Liban.

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