Le Liban compte le plus grand nombre de fumeurs dans la région

Dépendance et sevrage

OLJ
30/05/2014

Affirmer qu' « on peut arrêter la cigarette quand on veut » n'est pas vrai dans la majorité des cas, le tabac créant une forte dépendance à plus d'un niveau. Les spécialistes distinguent en fait trois formes de dépendance au tabac : physique, psychologique et comportementale.
La dépendance physique est principalement due à la nicotine. Lorsque le fumeur en est privé pour une longue période, il sent un manque qui se traduit notamment par une irritabilité, des palpitations, une constipation, une anxiété...
La dépendance psychologique est due à la sensation de plaisir que ressent le fumeur. La nicotine présente dans la fumée de cigarette atteint le cerveau en moins de neuf secondes. Elle agit sur le centre de comportement provoquant un effet de « shoot ».
La dépendance comportementale enfin est liée à des activités quotidiennes, ou encore à l'association de la cigarette à certains endroits, circonstances ou même encore à certaines personnes.
« Pour arrêter le tabac, il faut être motivé », insiste le Dr Zeina Aoun Bacha, présidente du comité de lutte antitabac à la Société libanaise de pneumologie. « Dans tous les pays industrialisés, des centres de sevrage ont été créés pour aider les fumeurs à se débarrasser de cette dépendance, ajoute-t-elle. Dans ces pays, les traitements antitabac sont également mis à la portée des patients. Ils sont même couverts par le gouvernement. Ce qui n'est pas le cas dans les pays en développement, nombre d'entre eux n'ayant pas encore entrepris une action antitabac. »
Au Liban, des centres de sevrage commencent à voir le jour, notamment au sein des hôpitaux. « Les réponses que nous avons sont satisfaisantes », affirme le Dr Aoun Bacha, soulignant que la durée de sevrage dépend du cas de chaque patient et peut s'étaler sur plusieurs mois.
« La prise en charge est globale et multidisciplinaire, indique-t-elle. Elle est à la fois comportementale, physique, psychosociale, diététique, afin d'éviter la prise de poids, et médicamenteuse selon les besoins de chaque patient. Malheureusement, nous avons une difficulté à trouver les traitements de substitution nicotinique au Liban. Ce qui fait baisser les chances de succès. »

À la une

Retour au dossier "Le Liban compte le plus grand nombre de fumeurs dans la région"

Dernières infos

Les signatures du jour

Les + de l'OLJ

1/1

Les articles les plus

x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

6

articles restants

Pour déchiffrer un Orient compliqué