Des députés sont arrivés au Parlement, dans le centre-ville de Beyrouth où une séance portant sur le financement de la grille des salaires du secteur public est prévue.
La tenue effective de la séance est toutefois incertaine. Lundi, le ministre du Travail et vice-président du parti Kataëb, Sejaan Azzi, a souligné que la Chambre est actuellement en collège électoral, du fait de la vacance de la présidence, et ne peut légiférer tant qu'un nouveau président n'est pas élu. Le bloc aouniste du Changement et de la Réforme a lui aussi annoncé hier qu'il boycotterait les réunions à caractère législatif du Parlement tant qu'il y a une vacance à la présidence de la République.
Depuis dimanche, le Liban est sans président, les députés ayant échoué, malgré cinq convocations, à élire un successeur à Michel Sleiman dont le mandat a pris fin samedi à minuit. Lundi, le président du Parlement, Nabih Berry, a convoqué la Chambre à une séance électorale le 9 juin.
Selon certains analystes, en situation de vacance de la présidence, le Parlement ne peut légiférer, la Chambre ne pouvant être convoquée que pour élire un président. "La tenue de la séance du 27 mai, à laquelle a déjà convoqué le chef du Législatif pour voter la grille des salaires, serait alors inconstitutionnelle", avait ainsi indiqué une source judiciaire à L'Orient-Le Jour.
Mais selon le constitutionnaliste Hassan Rifaï, la Chambre peut légiférer "tant que la session ordinaire est ouverte. Étant donné que celle-ci prend fin le 31 mai, après cette date toute activité législative du Parlement s'interrompt. Le Parlement pourra donc légiférer uniquement du 25 au 31 mai. Au cours de cette période, activités législatives et électorales s'effectueront en parallèle. Il ne pourra légiférer au-delà que s'il est convoqué en session extraordinaire".
Le président du syndicat des enseignants des écoles privées, Nehmé Mahfouz, a pour sa part de nouveau averti lundi que les examens officiels n'auront pas lieu si la grille des salaires n'est pas adoptée par la Chambre des députés. Il espère "que tous les blocs parlementaires seront présents et qu'ils en finiront avec cette grille pour que nous puissions organiser les examens officiels". "Certains députés disent que la vacance à la présidence implique qu'ils ne peuvent légiférer que sur les cas exceptionnels. Nous leur disons que la grille des salaires est un cas exceptionnel", a ajouté M. Mahfouz.
Le 14 mai dernier, le Parlement avait de nouveau reporté l'approbation de ce projet de loi qui pose problème au niveau du coût de la grille et de son financement.
La tenue effective de la séance est toutefois incertaine. Lundi, le ministre du Travail et vice-président du parti Kataëb, Sejaan Azzi, a souligné que la Chambre est actuellement en collège électoral, du fait de la vacance de la présidence, et ne peut légiférer tant qu'un nouveau président n'est pas élu. Le bloc aouniste du Changement et de la Réforme a lui aussi annoncé hier qu'il boycotterait les réunions à caractère législatif du Parlement tant qu'il y a une vacance à la présidence de la République.
Depuis dimanche, le Liban est sans président, les députés ayant échoué, malgré cinq convocations, à élire un successeur à Michel...

