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Foire

Art contemporain global à l’Artheum

Présentées à l'Artheum*, plus d'une centaine de peintures ainsi que, dans une moindre mesure, des sculptures, photos et installations offrent, jusqu'au 31 mai, une sorte de vue générale de la production de l'art contemporain aux quatre coins de la planète.

Une jeune foire d’art contemporain qui se veut espace de brassage des cultures... Photo Michel Sayegh

«C'est pour réinjecter un souffle de dynamisme sur la scène artistique libanaise un peu en berne» que l'équipe de l'Artheum, dirigée par Nino Azzi, a décidé d'organiser, dans son vaste espace de la Corniche du fleuve, la première édition du Contemporary Beirut
Global Art Fair.
Un espace d'un millier de mètres carrés occupé, donc, par une assez belle sélection d'œuvres en provenance de France, d'Allemagne, des États-Unis, du Japon, d'Indonésie, de Chine, d'Iran, d'Afrique, d'Arménie, de Jordanie, du Liban, de Syrie...
«L'idée est de présenter aussi bien des artistes internationaux que d'autres libanais et régionaux, de jeunes talents comme de grands noms », indique Azzi. Lequel met également l'accent sur la prévalence donnée aux artistes, plutôt qu'aux galeries dans cette foire qui se veut surtout espace de brassage et d'échanges de cultures, de techniques et de styles propres à chaque pays.
On constate, par exemple, que les Japonais (tels que Tsutomu Yamamoto, Haruna Matsura ou encore Tohru Matsushita) présentent un travail hyperminutieux, très réfléchi, épuré, ordonné et souvent associé à la nature; que l'art urbain est plutôt privilégié par les artistes européens (comme dans les collages-décollages de l'Allemande Pola Brändle) ; que les artistes africains les plus modernes restent attachés aux couleurs, signes et références des cultures tribales (d'où une certaine dualité observée dans les grandes toiles de Soly Cissé et George Afedzi Hughes qui, tous deux, jouissent d'une certaine reconnaissance internationale). On trouvera une certaine propension au surréalisme chez les artistes arméniens (en particulier dans les magnifiques huiles de Ruben Grigorian); une poésie particulière à la peinture iranienne, mais aussi une fantaisie et une occidentalisation des thèmes insoupçonnées chez certains de ses jeunes représentants, tels que Mahsa Karimi... Et on retrouvera la signature désormais parfaitement reconnaissable des artistes syriens (parmi lesquels figurent les fameux Mustapha Ali et Nasser Warwar) à la thématique, palette, formes et matières plutôt sombres et denses, expression d'un vécu âpre et douloureux...
Enfin, last but not least, l'art libanais, représenté ici par Audrey Anid (Libano-Américaine), Antoine Mansour, Wajih Nahlé, Benoît Debbané, Zéna el-Khalil, Missak Terzian et Rami Chahine, exprime, quant à lui, par sa variété de styles, médias et techniques (allant de la peinture classique et surréaliste à l'installation, la photo retravaillée, le street-art ou encore le kitch) l'ouverture d'esprit de nos compatriotes...
Z.Z.

* Beyrouth, Corniche du fleuve. La Quarantaine. Horaires d'ouverture : du lundi au dimanche inclus : de 16h à 21h. Tél. : 71/781783.

 


«C'est pour réinjecter un souffle de dynamisme sur la scène artistique libanaise un peu en berne» que l'équipe de l'Artheum, dirigée par Nino Azzi, a décidé d'organiser, dans son vaste espace de la Corniche du fleuve, la première édition du Contemporary Beirut
Global Art Fair.
Un espace d'un millier de mètres carrés occupé, donc, par une assez belle sélection d'œuvres...

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