Djokovic a fait tomber Nadal, hier, à Rome. Ganriel Bouys/AFP
Novak Djokovic a battu Rafael Nadal pour la quatrième fois consécutive pour le chasser de son trône romain, hier en finale du Masters 1000 du Foro Italico, 4-6, 6-3, 6-3.
Le roi vacille. Double tenant du titre et sept fois vainqueur à Rome, Nadal a plié, dominé dans les échanges, et n'a pas montré le meilleur de son jeu, à une semaine de Roland Garros où il visera une neuvième couronne.
Après un premier set manqué, « Djoko » a pris le contrôle du match pour s'imposer pour la troisième fois au Foro Italico, après 2008 et 2011.
Après la défaite face à Stanislas Wawrinka en finale à l'Open d'Australie et les succès à Indian Wells et Miami, le Serbe, chouchou du public (il parle très bien italien), est en forme.
La pause après Monte-Carlo, où il s'était fait mal au poignet, lui a fait du bien. « Faire l'impasse sur le tournoi de Madrid était la bonne décision », a-t-il dit. Il est armé pour contester une autre couronne de Nadal, celle de Paris, le seul grand chelem qui manque à son palmarès.
Le deuxième affrontement de la saison entre les deux patrons du circuit, après la finale de Miami (6-3, 6-3 pour le Serbe), n'était pas un grand cru.
La tendance reste favorable à « Nole », qui s'impose pour la quatrième fois d'affilée contre le Majorquin et n'est plus mené que 22-19 dans leur duel personnel.
Chez les dames, Serena Williams a conservé son titre en battant Sara Errani (n° 11) 6-3, 6-0.
Mais la finale a été un peu gâchée par la blessure de l'Italienne, au moment où elle venait de débreaker pour revenir à 4-3 dans le premier set.
La finaliste de Roland-Garros 2012, en larmes sur son banc, est partie se faire soigner avant de revenir.
« Je suis désolée, a dit Errani au micro après le match, vous avez été formidables toute la semaine, je ne suis revenue que pour vous. »
Mais même avant sa blessure, le service trop léger de « Saretta » semblait l'empêcher de pouvoir résister durablement à la puissance de Serena Williams.
Le Foro Italico devra attendre encore, une Italienne n'a plus gagné à domicile depuis Raffaella Reggi en 1985, mais cette année-là le modeste tournoi de Tarente fut baptisé Internationaux d'Italie.
Serena Williams aussi était « désolée pour Sara, elle a très bien joué jusqu'à sa blessure ».
« C'était une bonne occasion de tester l'ambiance au stade avant Paris. Au début j'étais nerveuse, je ne frappais pas comme je voulais », a dit l'Américaine.
Avec ce troisième titre à Rome (2002, 2013, 2014), le 60e de sa carrière, la n° 1 mondiale reste la grande favorite de Roland-Garros.
Elle se sent « comme le bon vin. Je m'améliore avec l'âge, je l'espère en tout cas ! ».
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