Nacer Bouhanni, le plus rapide hier à Bari, est le premier coureur français à s’imposer dans une étape du Giro depuis John Gadret en 2011. Après un trou d’une dizaine d’années, à l’exception de Christophe Le Mével en 2005, le cyclisme français avait renoué avec le succès dans les années 2010.
Le vainqueur des deux premiers sprints massifs, l'Allemand Marcel Kittel, a abandonné avant le départ de Giovinazzo. Son équipe a expliqué son départ par un état fiévreux.
Dans un final rendu très glissant et marqué par plusieurs chutes, Bouhanni a battu l'Italien Giacomo Nizzolo et le Néerlandais Tom Veelers qui avait lancé le sprint de loin dès le dernier virage.
L'Italien Roberto Ferrari a pris la quatrième place devant son compatriote Elia Viviani.
Le dernier tour de circuit (8,3 km), neutralisé pour raison de sécurité selon la direction de course, n'a pas été pris en compte pour le classement.
La première partie de l'étape a donné lieu à des palabres entre plusieurs coureurs et des représentants de l'organisation. L'équipe du maillot rose, l'Australien Michael Matthews (Orica), a été vue en tête du peloton comme pour demander une neutralisation de fait aux autres formations.
Plusieurs leaders, comme Luca Paolini et Cadel Evans, ont discuté avec les organisateurs. Les équipes ont donc décidé de « neutraliser » la course. Après de nombreuses discussions, les organisateurs ont pris quelques décisions : aucune bonification ne sera distribuée à l'arrivée et les chronos seront arrêtés pour le classement général avant le dernier tour.
L'allure s'est accélérée à 40 kilomètres de l'arrivée sans que l'étape ressemble à autre chose qu'un défilé heureusement conclu par un sprint spectaculaire de Bouhanni.
Le Français, qui a enlevé son sixième succès de la saison, dispute le Giro pour la deuxième fois. L'an passé, il avait inquiété le Britannique Mark Cavendish sans parvenir à le battre (une fois 2e).
Depuis le départ de cette 97e édition du Tour d'Italie, Bouhanni, dont l'une des caractéristiques est de pratiquer la boxe pendant l'intersaison, s'est classé deuxième à Belfast puis cinquième à Dublin.
Aujourd'hui, le Giro rejoint son point le plus au sud de la péninsule, en moyenne montagne. La 5e étape, longue de 203 kilomètres entre Tarente et Viggiano, se conclut par une montée de 5 kilomètres, d'une pente modérée de 4,6 %.
(Source : AFP)


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