Suite à l'incendie survenu la semaine dernière dans la région de Baabda-Wadi Chahrour, nous avons reçu une mise au point de Jean Esta, président du conseil municipal de Wadi Chahrour, critiquant les accusations lancées par Paul Abi Rached, président de l'ONG en charge de la réserve, parues dans L'Orient-Le Jour du 8 mai.
M. Esta écrit notamment : « Qu'a fait M. Abi Rached pour protéger la forêt ? Comment peut-il nous prouver qu'il a bien élagué ses arbres et coupé les branches desséchées, qu'il a bien nettoyé le sol des feuilles mortes qui sont le véhicule des incendies ? Il a sûrement des moyens privés que la municipalité n'a pas. Pourquoi n'a-t-il pas prévu des gardes forestiers pour surveiller jour et nuit sa forêt et des puits d'eau pour alimenter les camions des pompiers ? Et, s'il faut aller plus loin, pourquoi n'a-t-il pas prévu au moins des détecteurs d'incendie ou des camions-
citernes pour les feux de forêt ?
« La catastrophe qui s'est produite est certes regrettable, mais je refuse toute accusation lancée par M. Abi Rached. Quelle que soit la cause de l'incendie, la nature, par 30º le matin et un vent ouest à 60 km/h, s'est arrangée pour étendre le feu et l'homme n'y est pour rien dans cette fulgurante propagation.
« Depuis que je suis à ce poste, c'est-à-dire depuis 10 ans, les séminaires concernant la décentralisation se sont multipliés, mais rien n'a été fait pour que les petites municipalités puissent investir dans des opérations d'extinction d'incendie par exemple. »
Liban
Incendie de Wadi Chahrour : le droit de réponse de Jean Esta
OLJ / le 13 mai 2014 à 00h00


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