Après que le Fonds monétaire international (FMI) eut appelé vendredi la communauté internationale à accroître son aide au Liban face à l'afflux de réfugiés syriens qui fragilise son économie (lire en page 8), le ministre des Affaires sociales Rachid Derbas a annoncé que le gouvernement comptait prendre des mesures exécutives ces prochains jours pour réduire les problèmes résultant du nombre élevé de réfugiés. Dans un entretien au journal al-Charq al-Awsat, M. Derbas a précisé qu'une commission créée à cet effet devrait se réunir dès jeudi prochain. Selon lui, des suggestions seront faites au Premier ministre Tammam Salam sur la règlementation de l'entrée au Liban des réfugiés et de leur présence dans quelque 1 100 camps installés anarchiquement. Il a estimé que la construction de camps officiels nécessite une décision politique, mais qu'il existe un consensus au Liban sur la pression à faire pour que la communauté internationale en construise dans les régions syriennes sûres.
Pour sa part, le député Alaeddine Terro, membre du bloc du Front populaire (présidé par Walid Joumblatt), a souligné que « le gouvernement songe sérieusement à construire des camps organisés ». « La polémique sur la présence de ces réfugiés dans nos localités commence à enfler, vu que l'ouvrier syrien fait la concurrence au citoyen libanais dans tous les domaines », a-t-il poursuivi.


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