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Culture - Festival Du Printemps

Arts métissés au Tournesol

C'est Miss Lira, chanteuse sud-africaine de « fusion » soul et jazz, qui inaugure ce soir, au théâtre Tournesol, la 4e édition beyrouthine de cet événement qui célèbre la diversité culturelle arabe, africaine et orientale. Jusqu'au 26 mai.

La diva Miss Lira inaugure le Festival du printemps 2014.

Événement bisannuel organisé par l'Association Shams en collaboration avec al-Mawred al-Thaqafi (Ressource culturelle), le Festival du printemps a été présenté d'abord au Caire en 2004, puis à Beyrouth en 2008. Il réunit des artistes des quatre coins du monde. Musique, chants, poésie, arts visuels, contes, théâtres et danse moderne sont au programme de cette édition.
Ce soir donc c'est la chanteuse sud-africaine Miss Lira qui prendra les planches du Tournesol avec sa musique, une « fusion » de soul, de funk, « saupoudrée » de jazz et de musique africaine. Née à Johannesburg, Lira est l'une des valeurs montantes de la musique africaine. Son style afro-soul lui a valu plusieurs disques de platine et de multiples récompenses internationales parmi lesquelles South African Music Awards, MOJO Awards, MTV Africa Music Awards.
Le 1er mai, c'est la danseuse et chorégraphe virtuose Mamela Nyamza qui présente The Meal. Célébrée pour sa personnalité « épatante, courageuse et d'une rude beauté ». À travers sa danse influencée par les héritières de traditions africaines, intégrant toutes formes d'arts contemporains, Nyamza dit tout. Homophobie, violence des hommes envers les femmes, drogue et sida, etc.
Le 15 mai, place au chanteur et guitariste zimbabwéen Oliver Mtukudzi, 64 ans, nommé affectueusement dans son pays « Tuku ». Le talent « incontestable » de Mtukudzi, son « humanisme », son « implication » ainsi que sa voix « chaude, rassurante et douce » font de lui une « véritable icône » qui dépasse les frontières de son Afrique natale. Mtukudzi reçoit en 2003 la plus haute distinction de la musique africaine, le Prix Kora. Mtukudzi a été nommé en 2011 ambassadeur de bonne volonté de l'Unicef pour l'Afrique du Sud.
Le 16 mai, Nawal, la « diva pop et mystique » comorienne de Paris propose une musique résolument acoustique, reflet de son identité métisse. Une musique qui laisse place à la « méditation, à l'introspection, à l'amour, à la sagesse, au respect humain et à la paix intérieure ». Auteure-compositrice-interprète, cette multi-instrumentiste autodidacte, accompagnée de son gambusi (luth originaire des Comores), de sa flûte et du daff, est la première musicienne de ces îles à se produire en public.
Le 24 mai, Zaki Ibrahim, chanteuse et musicienne d'origine sud-africaine qui mêle R&B, jazz et soul. Elle a vécu dans de nombreux pays, dont le Canada (où elle est née), la France, la Grande-Bretagne et le Liban. Son premier album a fait la sélection du Polaris Music Prize en 2012.
La soirée du 26 mai est animée par Aziz Sahmaoui, marocain multi-instrumentiste qui mêle dans ses chansons la musique traditionnelle maghrébine, notamment le style des Gnawas, au jazz et à la fusion (funk, reggae et salsa).

Red Zone
Le festival accueille également la deuxième édition du festival Red Zone, Free the Arts, en collaboration avec Shams et KKV de Norvège. Un festival axé notamment sur la liberté d'expression.
Dans ce cadre, une exposition de l'artiste photographe égyptienne Heba Khalifa et une installation de Hany Rashed inspirée de la révolution place Tahrir, du 1er au 7 mai (de 15h à 20h), à Station, Mar Mikhaël. Une soirée poétique audiovisuelle, le 2 mai, au Tournesol à 20h30, réunissant des taquineurs de muse et musiciens d'Égypte (Ali Talibab), de Tunisie (Ghazi Frini), de Jordanie/Palestine (Tarek Abou Kwaik, el-Far3i) et du Liban (Mazen el-Sayed, alias el-Ras).
Soirée théâtre avec deux saynètes le 4 mai avec Capharnaüm de Latefa Ahrare (Maroc) et Kate Pendry (Norvège). Soirée poétique le 8 mai avec Walid al-Kubaisi (Irak/Norvège), Michael Adel (Égypte) et Mohammad Elghafy (Maroc). Le 10 mai, c'est la chanteuse iranienne Mahsa Vahdat qui portera la voix du chant persan vers des contrées musicales libres.
Clôture le 17 mai avec Badia Bouhrizi, chanteuse-compositrice tunisienne qui puise dans la musique rock et reggae, en l'incrustant de rythme africain. Ses poésies traditionnelles chantées traitent des soucis de la jeune génération, dans un contexte sociopolitique.

Renseignements au 01/381290.

Événement bisannuel organisé par l'Association Shams en collaboration avec al-Mawred al-Thaqafi (Ressource culturelle), le Festival du printemps a été présenté d'abord au Caire en 2004, puis à Beyrouth en 2008. Il réunit des artistes des quatre coins du monde. Musique, chants, poésie, arts visuels, contes, théâtres et danse moderne sont au programme de cette édition.Ce soir donc c'est la chanteuse sud-africaine Miss Lira qui prendra les planches du Tournesol avec sa musique, une « fusion » de soul, de funk, « saupoudrée » de jazz et de musique africaine. Née à Johannesburg, Lira est l'une des valeurs montantes de la musique africaine. Son style afro-soul lui a valu plusieurs disques de platine et de multiples récompenses internationales parmi lesquelles South African Music Awards, MOJO Awards, MTV Africa Music...
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