Le chef des Forces libanaises (FL) Samir Geagea estime, dans une interview accordée à la chaîne qatarie al-Jazeera, que le vide à la présidence est possible.
"Le vide est possible si l'autre camp décide d'entraver le processus démocratique ou si les centristes ne veulent pas assumer leurs responsabilités", déclare le leader des FL dans cette interview qui doit être diffusée lundi soir. Le candidat estime toutefois que le vide présidentiel ne devrait pas engendrer une situation de chaos sécuritaire.
Interrogé sur le rapprochement entre le Courant du Futur et le Courant patriotique libre (CPL), Samir Geagea assure soutenir "les discussions ouvertes entre tous les Libanais". Il dément, par ailleurs, les informations selon lesquelles les puissances régionales et internationales pousseraient à l'élection du chef du CPL, le député Michel Aoun, en raison de sa proximité avec le Hezbollah qui pourrait permettre la conclusion d'un accord sur les armes du parti chiite. Soulignant ne pas avoir reçu d'information en ce sens, il attribue ces informations à une campagne menée par les médias du 8 Mars.
Concernant un éventuel amendement constitutionnel qui ouvrirait la voie à l'élection du gouverneur de la Banque du Liban Riad Salamé ou du commandant en chef de l'armée, le général Jean Kahwagi, M. Geagea souligne qu'aucun bloc parlementaire n'a fait une telle suggestion. "Un amendement constitutionnel est décidé seulement quand un développement très dangereux a lieu et avec le consentement de toutes les parties ", a-t-il déclaré.
L'article 49 de la Constitution stipule que "les magistrats et les fonctionnaires de première catégorie ou son équivalent dans toutes les administrations publiques, établissements publics et toute autre personne morale de droit public ne peuvent être élus au cours de l'exercice de leur fonction et durant les deux années qui suivent la date de leur démission et de la cessation effective de l'exercice de leur fonction ou de la date de leur mise à la retraite". De même, tout militaire, quel que soit son grade, ne peut se présenter à l'élection présidentielle, sauf s'il est à la retraite ou si sa démission a été acceptée six mois avant le scrutin.
Le président de la Chambre, Nabih Berry, a convoqué l'Assemblée le 23 avril afin d'élire un nouveau chef de l'État. Le collège électoral devra donc se présenter à la séance pour élire un successeur au président Michel Sleiman, dont le mandat expire le 25 mai. Jusqu'à présent, seul Samir Geagea a officiellement fait acte de candidature et annoncé son programme électoral.
"Le vide est possible si l'autre camp décide d'entraver le processus démocratique ou si les centristes ne veulent pas assumer leurs responsabilités", déclare le leader des FL dans cette interview qui doit être diffusée lundi soir. Le candidat estime toutefois que le vide présidentiel ne devrait pas engendrer une situation de chaos sécuritaire.
Interrogé sur le rapprochement entre le Courant du Futur et le Courant patriotique libre (CPL), Samir Geagea assure soutenir "les discussions ouvertes entre tous les Libanais". Il dément, par ailleurs, les informations selon lesquelles les puissances régionales et internationales pousseraient à l'élection du chef du CPL,...

