Le président du Comité de coordination syndicale (CCS), Hanna Gharib a déclaré, mercredi, que la bataille est ouverte sur le dossier de la grille des salaires du secteur public, lors d'une conférence de presse donnée place Riad el-Solh, non loin du Parlement, au centre-ville de Beyrouth.
"La bataille est ouverte et elle concerne tous les pauvres", a indiqué Hanna Gharib brandissant la menace d'une escalade à base de grève ouverte et de boycott des examens officiels, au lendemain du vote par le Parlement de l'ajournement pour une période de quinze jours de l'approbation de la nouvelle grille des salaires afin de permettre à une commission ad-hoc de réexaminer le dossier du financement de cette grille.
"Le débat en cours est dépourvu de toute logique", a poursuivi M. Gharib, appelant les députés à "adopter la grille des salaires au plus vite".
Il a rejeté les arguments selon lesquels l'économie en général, et le secteur bancaire en particulier souffriraient de l'adoption de la nouvelle grille des salaires.
Cette conférence de presse fait suite à plusieurs rassemblement de protestation, ce matin, à travers le Liban.
Un sit-in a eu lieu devant le ministère de l'Education et des rassemblements ont notamment été organisés près du sérail de Zahlé (Liban-Est) et du sérail de Tripoli (Liban-Nord) pour appeler à l'adoption de la loi sur la grille des salaires du secteur public. Les contractuels de l'Université libanaise (UL) ont également organisé mercredi un sit-in sur la route du palais présidentiel de Baabda, où se tenait un Conseil des ministres. Les manifestants réclament d'être intégrés au cadre.
Lors du sit-in du ministère de l'Education, plusieurs représentants syndicaux ont réitéré leur refus "des compromis et de céder leurs droits", décrivant la journée de mardi, marquée par le vote du Parlement, comme "une journée de l'injustice" et "une journée noire".
"La bataille est ouverte et elle concerne tous les pauvres", a indiqué Hanna Gharib brandissant la menace d'une escalade à base de grève ouverte et de boycott des examens officiels, au lendemain du vote par le Parlement de l'ajournement pour une période de quinze jours de l'approbation de la nouvelle grille des salaires afin de permettre à une commission ad-hoc de réexaminer le dossier du financement de cette grille.
"Le débat en cours est dépourvu de toute logique", a poursuivi M. Gharib, appelant les députés à "adopter la grille des...

