Le député Ahmad Fatfat, membre du bloc parlementaire du Futur, a estimé jeudi que ceux qui ont accepté de faire partie du pouvoir "après le coup d’État des chemises noires" (en référence aux incidents du 7 mai 2008, ndlr) sont responsables de la situation à Tripoli, dans une allusion à peine dissimulée à l'ancien Premier ministre Nagib Mikati. Il a dans ce contexte appelé à démilitariser la capitale du Liban-Nord, critiquant légèrement l'attitude de l'armée libanaise qu'il a appelée à prendre en main la situation sécuritaire à Tripoli et à Ersal.
Lors du débat de confiance au Parlement, Ahmad Fatfat a aussi indiqué que l'implication dans les combats en Syrie est "une honte pour le Liban", estimant que cette décision a amené le terrorisme au pays.
M. Fatfat a par ailleurs estimé que les députés seront seuls responsables d'un éventuel vide à la présidence, appelant tout le monde à ne pas fuir ses responsabilités en la rejetant sur le gouvernement.
Ahmad Fatfat a été interrompu par le Premier ministre Tammam Salam qui a souligné que c'est au sein de l'Assemblée que tous les députés ont le droit d'exprimer leurs opinions. M. Salam a néanmoins défendu l'armée libanaise, appelant à lui assurer la couverture politique dont elle a besoin. Le Premier ministre a ajouté que "l'armée n'est pas responsable de nos souffrances", rappelant les opérations patriotiques menées par troupe ainsi que par les forces de sécurité. Et M. Salam de néanmoins souligner : "Personne n'est au-dessus de la reddition de comptes, mêmes les institutions sécuritaires."
Reprenant par la suite la parole, le député Ahmad Fatfat a accordé sa confiance au gouvernement, "car c'est la meilleure option en cette situation de crise". "Comment reprendre le dialogue, alors que d'autres sont toujours en guerre en Syrie?, a par ailleurs demandé le député. Pour que le dialogue porte ses fruits, il faut que toutes les parties respectent les précédentes décisions, dont la déclaration de Baabda".
Lors du débat de confiance au Parlement, Ahmad Fatfat a aussi indiqué que l'implication dans les combats en Syrie est "une honte pour le Liban", estimant que cette décision a amené le terrorisme au pays.
M. Fatfat a par ailleurs estimé que les députés seront...

