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Irak: 52 jihadistes de Daech tués à Ramadi (contre-terrorisme)

AFP
03/03/2014

Les forces gouvernementales irakiennes ont tué 52 jihadistes de Daech ou l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) entre dimanche et lundi à Ramadi, dont certains quartiers sont aux mains des insurgés, a annoncé le porte-parole du contre-terrorisme, Sabah Noori.

"Lors d'une opération pour reprendre des quartiers de Ramadi, nos hommes ont tué 52 terroristes" de ce puissant groupe jihadiste, dont des combattants étrangers, a-t-il expliqué, ajoutant que les opérations pour reprendre des secteurs de la ville étaient toujours en cours.

Depuis le début de l'année, des combattants anti-gouvernementaux, dont des jihadistes, ont pris le contrôle de Fallouja et de secteurs de Ramadi, respectivement à 60 et 100 km à l'ouest de Bagdad, dans la province à majorité sunnite d'Al-Anbar, frontalière de la Syrie.

Lundi, un femme et deux enfants sont morts lorsque un obus de mortier s'est écrasé sur leur maison à Fallouja, a rapporté un médecin.

Les combats dans cette province ont poussé à l'exode plus de 370.000 personnes, le plus important déplacement de population en Irak depuis les violences confessionnelles il y a sept ans, selon l'ONU.

Ailleurs dans le pays, 8 personnes sont mortes dans des violences lundi.

A Bagdad, une bombe a explosé sur un marché, tuant une personne et en blessant cinq, tandis qu'un policier a été abattu à Abou Ghraib, à l'ouest de la capitale.

Dans la province de Ninive (nord), l'une des plus dangereuses du pays, quatre personnes dont un avocat et un policier ont été tués.

L'Irak est plongé depuis début 2013 dans une nouvelle spirale de violences, renouant avec les niveaux de 2008, lorsque le pays sortait à peine de deux années d'un conflit confessionnel ayant fait des dizaines de milliers de morts, après l'invasion américaine de 2003.

En février, les attentats et les combats ont fait au moins 744 morts selon un bilan établi par l'AFP sur la base de sources médicales et de la Sécurité.

Ce bilan est inférieur aux 991 morts de janvier, mais trois fois supérieur au mois de février 2013.

Depuis un an, cette escalade est alimentée par le mécontentement de la minorité sunnite, qui se sent marginalisée par le gouvernement du chiite Nouri al-Maliki, et par le conflit en Syrie voisine, qui a favorisé la montée en puissance d'insurgés sunnites engagés des deux côtés de la frontière.

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