Les 200 prisonniers qui avaient entamé une grève de la faim, hier à Roumieh ont mis fin à leur mouvement dans l'après-midi. Et ce, après avoir reçu la promesse des autorités qu'elles feraient suite dès lundi à leurs revendications. Les prisonniers en grève s'étaient plaints de leurs mauvaises conditions de détention, de la lenteur des procédures judiciaires, du manque de véhicules pour les emmener au tribunal, du manque de soins et de la mauvaise nourriture. Ils avaient demandé à rencontrer le ministre de la Justice, Achraf Rifi et le
commissaire du gouvernement près le tribunal militaire, le juge Sakr Sakr. Selon des informations recueillies par L'Orient-Le Jour, le ministre Rifi a décidé, après concertations avec le juge Jean Fahd, qui préside le CSM, de grandement accélérer les procédures judiciaires, y compris celles des islamistes, afin de désengorger les prisons libanaises. Il aurait ainsi exigé qu'il y ait davantage de procès chaque semaine et une mobilisation plus accrue des juges.
Dans les faits, c'est au juge Dany Zeeni, dépêché auprès des prisonniers par le commissaire du gouvernement près le tribunal militaire, le juge Sakr Sakr, qu'ils ont fait part de leurs revendications. Le ministre de la Justice, Achraf Rifi s'était également entretenu avec le juge Zeeni, auquel il avait donné les recommandations nécessaires pour mener à bien sa mission.
C'est également sur l'étude du dossier des prisons que s'est entretenu, lors d'une réunion, le ministre de l'Intérieur et des Municipalités, Nohad Machnouk, avec le chef de la gendarmerie, Élias Saadé. Le ministre s'est aussi entretenu avec le Commissaire du gouvernement près le tribunal militaire, le juge Sakr Sakr.


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