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Mode

Prêt-à-porter hiver 2015 : les défilés démarrent à Paris

Christophe Lemaire automne-hiver 2014-2015. (Pixel Formula)

Après New York, Londres et Milan, les défilés de mode pour l'automne et l'hiver prochains ont démarré mardi 25 février à Paris avec de jeunes créateurs. Une centaine de shows programmés dans le calendrier officiel et aussi des dizaines de présentations dans les showrooms : le monde de la mode se retrouve à Paris pour neuf jours.
De jeunes créateurs puis Cédric Charlier et Anthony Vaccarello ont ouvert le bal mardi. Mercredi, c'était au tour de Dries Van Noten et d'Alessandro Dell'Acqua, qui présentait sa première collection pour Rochas.
Mais il faudra attendre le tout dernier jour, le 5 mars, pour le défilé Louis Vuitton qui fait ruer la planète mode dans les bracards. En octobre, après seize années passées à réinventer avec succès le malletier français, l'Américain Marc Jacobs avait tiré sa révérence. Il a été remplacé par l'avant-gardiste Nicolas Ghesquière, qui a redonné vie à la maison Balenciaga.
« C'est le grand événement de ces défilés, confirme Serge Carreira, spécialiste du luxe. C'est d'abord le retour d'un très grand talent sur les podiums : Nicolas Ghesquière marquait chaque saison avec des idées avant-gardistes, qui faisaient avancer la mode. » On ne l'a plus revu depuis qu'il a quitté Balenciaga à l'automne 2012, après quinze ans de collaboration.
La question est : « Comment Nicolas Ghesquière va interpréter le nom de Vuitton et donc quel sera le nouveau visage de la première marque de luxe au monde ?, interroge Serge Carreira. A priori, on ira sur quelque chose de plus radical, avant-gardiste, mais il peut aussi surprendre, être là où on ne l'attend pas. »
Les défilés donneront la tendance pour l'automne et l'hiver prochains. Sera-t-elle toujours au minimalisme, à l'épure, comme dans les précédentes saisons ? Le grunge a-t-il dit son dernier mot ? Et retrouverons-nous de la fourrure, grande star des défilés à New York, Londres et Milan, en version colorée et moderne ?
Pour ceux qui sont plus musée que shopping, le Palais Galliera, musée de la mode de la ville de Paris, présentera à partir du 1er mars l'exposition « Papier glacé, un siècle de photographie de mode chez Condé Nast ». Cent cinquante tirages, pour beaucoup publiés dans Vogue, des plus grands photographes de mode de 1918 à nos jours.
Les Arts décoratifs consacrent eux une exposition au Belge Dries Van Noten. Elle présente ses multiples sources d'inspiration et confronte les collections de mode féminine et masculine de ce créateur qui manie à merveille poésie et raffinement.
Dries Van Noten comme Christophe Lemaire sont parmi les meilleurs pour interpréter l'élégance. Ils en ont donné deux versions très différentes mercredi, au deuxième jour des défilés parisiens pour l'automne et l'hiver prochains.

Les fleurs et les rayures de Dries Van Noten
Le Belge Dries Van Noten a une vraie passion pour les fleurs, qui sont récurrentes dans ses collections. Pour l'automne et l'hiver prochains, elles sont encore très présentes, roses sur fond gris, jaunes sur fond bleu, ou plus petites et blanches. « Elles ont été peintes à la main », explique le créateur en coulisses.
Ces fleurs côtoient les autres stars du défilé : les rayures, dans toute leur diversité, droites ou courbées, etc. « Il y a un contraste entre un côté esthétique, avec les fleurs, et un côté graphique », souligne Dries Van Noten. Et ce créateur, adulé pour ses collections poétiques, sait jouer des oppositions, aussi bien dans les couleurs que les matières. Il est le meilleur pour mixer les looks : un pantalon évasé gris à fleurs roses est porté avec un pull vert à losanges jaunes. Improbable ?
Non, très réussi.
Les coupes sont amples, les jupes longues et évasées. Les mannequins ont un côté années folles avec leurs cheveux au carré. On va beaucoup parler de Dries Van Noten cette semaine : le musée des Arts décoratifs à Paris lui consacre une exposition baptisée « Inspirations », qui débutera samedi.

Une femme mystérieuse chez Christophe Lemaire
Christophe Lemaire a donné rendez-vous à ses invités à la Maison de la radio. Le défilé commence avec, en fond sonore, de courts extraits de France Culture. « L'urgence et la patience », « un rêve qui se précise », entend-on alors que les filles commencent à présenter la collection d'une grande élégance très sobre.
C'est un peu le vestiaire idéal de la Parisienne rive gauche. « Mais sans tomber dans le cliché », précise Christophe Lemaire, qui est également le créateur du prêt-à-porter féminin chez Hermès. On imagine cette femme cultivée. « Elle a du caractère, elle est déterminée. Elle est aussi mystérieuse. J'aime regarder une femme et me demander : Qui est-elle ? Que fait-elle ? Ce mystère, c'est le comble du style », raconte à l'AFP le créateur en coulisses. Les mannequins sont bien couvertes pour affronter l'hiver, dans un grand confort, avec des formes amples, aussi bien pour les pantalons que pour les robes et les manteaux. Les silhouettes sont souvent monochromes, dans des tons sombres.
Parmi les pièces à retenir : Christophe Lemaire propose des guêtres en laine de yak, à porter par exemple avec une grande robe-pull en cachemire. Le pantalon, lui, se fait court et large, et se rapproche de la jupe-culotte.
AFP

Après New York, Londres et Milan, les défilés de mode pour l'automne et l'hiver prochains ont démarré mardi 25 février à Paris avec de jeunes créateurs. Une centaine de shows programmés dans le calendrier officiel et aussi des dizaines de présentations dans les showrooms : le monde de la mode se retrouve à Paris pour neuf jours.De jeunes créateurs puis Cédric Charlier et Anthony Vaccarello ont ouvert le bal mardi. Mercredi, c'était au tour de Dries Van Noten et d'Alessandro Dell'Acqua, qui présentait sa première collection pour Rochas.Mais il faudra attendre le tout dernier jour, le 5 mars, pour le défilé Louis Vuitton qui fait ruer la planète mode dans les bracards. En octobre, après seize années passées à réinventer avec succès le malletier français, l'Américain Marc Jacobs avait tiré sa révérence. Il a...
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