Nadal, Djokovic (photo) et tout le gratin du tennis mondial sont attirés par l’IPTL. Un programme et un casting à faire pâlir d’envie les plus grands tournois du monde, Masters y compris. Qu’en penseront l’ATP et la WTA quand tous ces millions leur passeront sous le nez ? Saleh Salem/Reuters
Le tennis mondial pourrait bien connaître un changement majeur avec l'arrivée de l'IPTL (International Premier Tennis League). Cette Ligue aurait lieu en fin d'année et rassemblerait d'anciennes gloires et des stars du circuit actuel, comme Nadal et Djokovic, lors d'un tournoi, mélange d'exhibition et de compétition, qui verrait s'affronter plusieurs villes.
À la base, un homme : l'Indien Mahesh Bhupathi, ancien n° 1 mondial en double en 1999, vainqueur de 4 tournois du grand chelem. C'est lui qui a imaginé, sur le modèle de ce qui existe déjà dans le cricket notamment (IPL pour Indian Premier League), cette Ligue luxueuse rassemblant anciennes stars et vedettes actuelles féminines et masculines. Ces joueurs seront réunis dans cinq équipes, propriétés de cinq villes qui les auront achetées lors d'une draft (mise aux enchères). Le joueur acheté empochera la mise déboursée par la ville pour « l'acquérir ».
Cinq matches au programme
Chaque équipe est composée de huit à dix membres. Les rencontres entre les différentes équipes se composeront de cinq matches d'un set. Le tie-break aura lieu en cas d'égalité à 5-5. Et dans chaque jeu, il n'y aura pas d'avantage (point décisif à 40/A).
Les cinq matches : un simple homme, un simple femme, un double masculin, un double mixte, un match des légendes.
La compétition proposera 20 matches sous forme d'un minichampionnat entre les cinq équipes/villes. Chaque équipe disputera huit matches (quatre à domicile, quatre à l'extérieur).
L'Asie, candidate la plus sérieuse
Les villes concernées pour l'instant sont Bangkok (Thaïlande), Bombay (Inde), Singapour et Dubaï (Émirats arabes unis). Cette Ligue participe au désir des principaux cadres du circuit de voir le tennis s'implanter partout dans le monde. Rafael Nadal avait ainsi « hâte de faire partie d'une équipe en Asie, continent très important pour le tennis ». « Le tennis n'est pas que pour trois ou quatre pays. Aujourd'hui, nous avons quatre tournois du grand chelem qui sont énormes, mais le tennis doit être pour tout le monde. Je veux qu'il soit dans le monde entier », a déclaré Jo-Wilfried Tsonga.
Cette Super-Ligue devrait se dérouler du 28 novembre au 20 décembre. Soit une semaine après la finale de la Coupe Davis – qui se tiendra le 21 novembre prochain – et une semaine avant la reprise officielle de la saison, qui débute fin décembre en Australie.
Nadal, Djoko, Serena...
Les deux meilleurs joueurs du monde, Rafael Nadal et Novak Djokovic, devraient faire partie de cette Super-League. Andy Murray est encore en négociations. Stanislas Wawrinka, le vainqueur de l'Open d'Australie, ferait partie aussi de l'opération. Côté français, Richard Gasquet et Jo-Wilfried Tsonga sont annoncés.
Chez les filles, Serena Williams, Victoria Azarenka ou encore Caroline Wozniacki sont attendues. Parmi les légendes, on annonce Pete Sampras, l'homme aux 14 titres du grand chelem, Carlos Moya ou encore Fabrice Santoro. La liste officielle sera révélée aujourd'hui. Et la draft (comme pour la NBA aux É-U) aura lieu dimanche.
Chaque équipe aura un salary cap à ne pas dépasser.
On parle de sommes comprises entre 4 et 8 millions de dollars (soit 2,9 et 5,8 millions d'euros), une somme limitant des enchères « surréalistes ».
Certaines règles seront appliquées : une équipe ne pourra pas se payer Rafael Nadal et Novak Djokovic. Les joueurs seront regroupés par catégories selon leur palmarès, leur popularité ou leur potentiel.
(Sources : agences)


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