Entouré de Nabil Dous à la batterie, de Hatima Gafsia à la basse et de Rafik Gharbi au piano, le musicien et chanteur tunisien présentera demain samedi 1er mars un concert jazz à 22 heures au Crystal
Garden.
Qui est Nabil Khemir, ce musicien virtuose qui a su allier l'Occident et l'Orient dans un seul instrument baptisé «rayjan» ou radiance d'harmonie? Nabil Khemir grandit à Tunis, nourri de la musique égyptienne comme celle de la grande chanteuse Oum Kalsoum, du compositeur/chanteur Mohammad Abdel Wahab ou le chanteur et luthiste Farid el-Atrach et Riad Sombati. À sept ans, il se produit pour la première fois en public pour chanter. Quand son grand frère lui offre un luth pour son neuvième anniversaire, il commence à jouer de cet instrument en autodidacte. À l'âge de douze ans, cet enfant prodige prend des master classes chez le fameux luthiste Ali Sriti et, en 1979, on lui propose de chanter en s'accompagnant du luth dans des émissions de télévision tunisiennes pendant deux ans. À l'adolescence, il s'intéresse à la musique occidentale et est impressionné par les grands jazzmen comme George Benson, Joe Pass, Herb Ellis. C'est ainsi qu'il découvre la guitare qui sera alors sa deuxième passion.
En 2004, après des années de recherche musicale, Nabil Khemir crée le modèle d'une guitare/ luth à double manche qu'il fera fabriquer aux Pays-Bas. Cet instrument est l'assemblage de la guitare électrique occidentale avec son homologue oriental, le luth. De retour en Tunisie en 2005, il l'appelle «rayjan» (rayon d'improvisation musicale). En 2007, l'artiste participe en tant que compositeur au concours américain de musique pour la création et l'improvisation. Parmi les 2000 candidats de 40 pays du monde qui ont participé, c'est Khemir qui reçoit aux USA le prix d'honneur pour sa composition Parfum d'Orient et d'Occident. En 2008, il reçoit la médaille de la Culture pour sa contribution musicale à la Tunisie.
Au programme de la soirée de demain samedi: Parfum d'Orient et d'Occident, Sahriya, Chourouk, Layali Dar Jenna, Sidi Mansour et d'autres encore.
(Source : Tanjazz)

