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Liban

Le ministre de la Justice relance l’affaire de l’enlèvement de Joseph Sader

L'affaire est reléguée aux oubliettes depuis près de cinq ans... Il y a cinq ans, l'un des principaux ingénieurs en informatique de la MEA, Joseph Sader, était enlevé sur la route de l'aéroport de Beyrouth. Depuis, aucun progrès notoire n'a été enregistré au niveau de l'enquête. Il y a quelques jours, toutefois, le nouveau ministre de la Justice, le général Achraf Rifi – qui était directeur général des Forces de sécurité intérieure au moment des faits –, a relancé l'affaire, faisant preuve de détermination à ce propos. Dans une interview à la Future TV, il a en effet demandé la publication du procès-verbal de la séance de la commission parlementaire des Droits de l'homme qui s'était tenue il y a plus de deux ans et qui était consacrée à ce dossier.
Si le général Rifi réclame ainsi avec insistance la publication de ce procès-verbal, c'est en raison de l'importance des informations qui ont été dévoilées au cours de cette séance parlementaire et qui fournissent des indications assez claires sur l'identité de la faction responsable de l'enlèvement de Joseph Sader. Les propos tenus par le ministre de la Justice lors de l'interview à la Future TV – concernant la publication du procès-verbal en question – ont poussé le président de la République Michel Sleiman à saisir le parquet de la teneur de la déclaration du général Rifi. Le procureur général près la Cour de cassation a effectivement été saisi des propos de M. Rifi afin que le parquet relance l'enquête, et le ministre de la Justice a été notifié de cette démarche.
Il convient de rappeler dans ce cadre que lors de la séance de la commission parlementaire des Droits de l'homme tenue il y a près de deux ans, le général Rifi, qui était présent en sa double qualité de directeur des FSI et de représentant du ministre de l'Intérieur de l'époque, avait fourni aux parlementaires et aux hauts responsables présents les indications suivantes sur les circonstances de l'enlèvement de Joseph Sader : le rapt s'est produit sur la route de l'aéroport ; Joseph Sader a été emmené de force à bord d'un van qui a pénétré par la suite à l'intérieur de la banlieue sud ; une patrouille des FSI qui passait dans le secteur a poursuivi le van, mais des éléments armés à l'intérieur de la banlieue sud ont brandi leurs armes en direction des membres de la patrouille des FSI et ont contraint ces derniers à se retirer ; quelques jours avant l'enlèvement, des miliciens du Hezbollah ont demandé aux établissements commerciaux présents sur la route de l'aéroport qui possèdent des caméras de surveillance de ne pas diriger le champ de leur caméra en direction de la route de l'aéroport, prétextant des considérations d'ordre sécuritaire ...
Parallèlement à ces informations fournies par le général Rifi, l'épouse de Joseph Sader, qui était également présente à la réunion de la commission des Droits de l'homme, a exposé elle aussi les indications en sa possession concernant l'enlèvement de son époux.
Dans une déclaration faite hier à la presse, le général Rifi a mis l'accent sur l'importance de cette réunion et plus particulièrement sur l'importance des informations fournies par l'épouse de Joseph Sader. Le ministre de la Justice a ajouté qu'il demandera officiellement, sous peu, la publication du procès-verbal de cette réunion, à la lumière de la décision du chef de l'État de saisir le parquet des propos tenus dans le cadre de l'interview à la Future TV.
Il convient d'indiquer par ailleurs que la commission parlementaire des Droits de l'homme a tenu hier une réunion qui a porté, entre autres, sur l'affaire de l'enlèvement de Joseph Sader, à la suite de l'interview du général Rifi à la Future TV. La demande de la publication du procès-verbal précité a été toutefois court-circuitée. Le député Michel Moussa, membre du bloc parlementaire de Nabih Berry, a déclaré à ce propos qu'aucun élément nouveau n'est apparu au sujet de l'enlèvement de Joseph Sader. Dans une tentative évidente de banaliser l'affaire et d'occulter la relance de ce dossier, M. Moussa a déclaré : « Celui qui est en possession d'informations à ce sujet devrait les fournir au parquet. Nous sommes au courant des informations qui ont été exposées lors des précédentes réunions de la commission (des Droits de l'homme). Il n'y a rien de nouveau à ce sujet. Le parquet peut recourir aux procès-verbaux conformément à un mécanisme bien déterminé en présentant une demande officielle à la Chambre. » M. Moussa a en outre éludé une question sur les accusations implicites lancées par le général Rifi contre le Hezbollah dans cette affaire.

L'affaire est reléguée aux oubliettes depuis près de cinq ans... Il y a cinq ans, l'un des principaux ingénieurs en informatique de la MEA, Joseph Sader, était enlevé sur la route de l'aéroport de Beyrouth. Depuis, aucun progrès notoire n'a été enregistré au niveau de l'enquête. Il y a quelques jours, toutefois, le nouveau ministre de la Justice, le général Achraf Rifi – qui était directeur général des Forces de sécurité intérieure au moment des faits –, a relancé l'affaire, faisant preuve de détermination à ce propos. Dans une interview à la Future TV, il a en effet demandé la publication du procès-verbal de la séance de la commission parlementaire des Droits de l'homme qui s'était tenue il y a plus de deux ans et qui était consacrée à ce dossier.Si le général Rifi réclame ainsi avec insistance la...
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Moussa, le même "représentant" de l'Ikklîme + ou - encore chrétien des bordures de Saïda sis Sud-Liban ?

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

07 h 39, le 27 février 2014

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Commentaires (1)

  • Moussa, le même "représentant" de l'Ikklîme + ou - encore chrétien des bordures de Saïda sis Sud-Liban ?

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    07 h 39, le 27 février 2014

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